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 La crise expliqué ici

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max01

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MessageSujet: La crise expliqué ici   Lun 6 Juil 2009 - 14:14

Protégez votre capital contre
l'explosion de la Nouvelle Bulle
Nous sommes au beau milieu de la pire crise financière de mémoire d'homme. Et nous
sommes confrontés à un ralentissement mondial qui pourrait atteindre les proportions de la
Grande dépression.
Jamais encore tant de richesse n'avait disparu en si peu de temps. Les pertes planétaires suite à
la crise boursière dépassent désormais les 32 000 milliards de dollars.
C'est plus de deux fois le PIB des Etats-Unis.
En 2008, le CAC 40 a perdu 52%. On est à -33% pour le Dow Jones. -31,3% pour le FTSE à -
31,3 %.
Toutes ces pertes sont vertigineuses – mais elles ne sont qu'un début. La majeure
partie des dégâts reste à venir.
En effet, pour lutter contre cette crise, les autorités ont mis en place plan de relance
après plan de relance... Les Etats-Unis, notamment, ont choisi d'émettre des
obligations gouvernementales à tour de bras... gonflant une véritable bulle de dette
publique qui les force à faire appel à des mesures telles qu'elles pourraient détruire le
dollar -- et par conséquent le système financier mondial.
Nous sommes à un moment crucial. Les décisions que vous prenez maintenant affecteront le
reste de votre vie. Au milieu de la tourmente actuelle, il existe un moyen sûr et simple de
protéger votre épargne -- et, en fin de compte, votre mode de vie : comme vous le verrez
dans notre rapport gratuit, cet investissement bien particulier vous permettra de mettre votre
patrimoine à l'abri, mais aussi de sortir gagnant d'une crise qui réduira en fumée la richesse de
millions d'investisseurs partout dans le monde.
Vous découvrirez pourquoi nous en sommes arrivés à la situation actuelle... quels nouveaux
dangers menacent votre patrimoine... et comment vous positionner sur ce qui est selon nous le
seul placement vous permettant de résister à la dépression qui s'installe.
Les booms ne peuvent pas durer éternellement.
Comme la mort, personne n'aime les corrections économiques. Mais elles permettent de se
débarrasser des vieilles erreurs et du bois mort. De la sorte, elles sont à la fois utiles et
essentielles.
Les booms ne peuvent pas durer éternellement... et ils ne le devraient pas.
Lorsque les gens empruntent trop d'argent, le jour finit par arriver où les choses
changent et où ils doivent le rembourser.
Ou, pour dire les choses autrement, lorsque la fête devient trop folle pendant trop longtemps,
inévitablement, les gens finissent en cure de désintoxication.
Durant cette période de désintoxication, les investisseurs et les ménages se remettent
d'aplomb. Ils doivent se débarrasser des maisons, des projets, des entreprises et des
spéculations qu'ils ne peuvent pas se permettre.
Le krach de cycle du crédit entre ensuite dans une "récession de bilan", comme le dit
l'économiste Richard Koo – qui n'est pas une récession économique classique.
S'ensuit une phase durant laquelle les entreprises, les investisseurs et les ménages se rendent
compte que s'ils ne réduisent pas leurs dépenses, ils pourraient faire faillite.
Les bilans doivent être régularisés. Les dettes doivent être remboursées. Et les
dépenses réduites, de manière à ce que les revenus puissent y suffire.
Et il faut quelque chose reste pour rembourser la dette et construire l'épargne.
C'est difficile, car les revenus chutent aussi. Et parce que les dépenses d'une personne
sont les revenus d'une autre.
L'homme qui économise un euro en ne prenant pas le taxi enlève au chauffeur un euro de
revenu... il achète donc un euro d'essence... ou de vêtements... ou de bière... en moins.
C'est ce que les économistes appellent "le sophisme de composition" : l'idée fausse selon
laquelle ce qui est bon pour une personne l'est forcément pour tout le monde.
Réduire ses dépenses est clairement bon pour l'individu. Mais cela fait à une économie ce que
la visite d'un petit-fils reniflant fait à une arrière-grand-mère grabataire.
La vieille dame ne tarde pas à mourir.
Bien entendu, les autorités font tout ce qu'elles peuvent pour que cela n'arrive pas.
Tout comme les Japonais dans les années 90...
Nous sommes japonais aussi, maintenant...
Si vous pensez que la situation est grave en ce moment, pensez un peu aux pauvres Japonais.
Un investisseur japonais qui a acheté des actions en 1982, quand il avait 35 ans, a
désormais 62 ans... et ses actions ne valent pas un centime de plus !
Non seulement ça, mais il a récemment appris que l'économie japonaise était à
nouveau en récession.
Durant son propre ralentissement post-bulle immobilière, le Japon a accumulé des déficits se
montant à 6% du PIB.
Sa banque centrale a mis les taux d'intérêt à près de zéro et les y a laissés pendant des années.
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max01

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MessageSujet: Re: La crise expliqué ici   Lun 6 Juil 2009 - 14:15

Ca vous rappelle quelque chose ?
Malgré tout, les investisseurs japonais sont environ 15 000 milliards de dollars plus pauvres
qu'ils l'étaient il y a 18 ans.
Le président Obama va suivre l'exemple de Hata, Obuchi, Mori et Murayama. Il
promet d'utiliser de l'argent sain pour rattraper l'argent pourri – de l'argent des
contribuables, bien entendu – pour "réparer l'économie". Et tous les gouvernements de
la planète lui emboîtent le pas.
Ben Bernanke de même. Il baisse le taux directeur des USA... tout comme l'avait fait la Bank
of Japan.
Il adopte désormais aussi une politique d'"assouplissement quantitatif" à la japonaise.
C'est un terme officiel qui recouvre le fait d'inonder le système d'un excès de liquidités. C'est
le dernier effort pour regonfler le crédit après que les banques centrales ont mis leurs taux
près du zéro et se retrouvent à court d'options pour "stimuler" l'économie.
Mais il y a une différence cruciale entre le Japon et les Etats-Unis : le Japon avait une
économie plus saine avec une balance commerciale positive et une épargne gigantesque.
Le gouvernement américain pourrait consacrer 6% de son PIB à essayer de remplacer les
dépenses privées par des dépenses gouvernementales.
Les Japonais ont épargné 19% du PIB. Le gouvernement pouvait donc simplement emprunter
à ses propres citoyens – comme l'ont fait les Etats-Unis pour financer la Seconde guerre
mondiale.
Mais les Etats-Unis ne peuvent pas financer de gigantesques déficits internes.
Ils n'ont pas assez d'argent : les Américains n'épargnent pas...
Tout l'argent que le gouvernement obtiendra des Américains devra provenir des dépenses
privées actuelles ou bien d'autres investissements.
Bien évidemment, cela ne servira pas à grand'chose, puisqu'il n'y a pas d'augmentation nette
de la dépense ou de l'investissement.
Pas plus que le gouvernement américain ne peut s'attendre à importer des financements
illimités provenant de sources étrangères. Le reste du monde épargne – mais ces pays ont
besoin de leur argent pour secourir leurs propres économies.
Non seulement le Japon avait un "coussin" d'épargne qui lui a permis de surmonter la
correction relativement confortablement, mais il n'avait pas de raisons d'agir autrement.
Avec de l'argent en banque, les Japonais n'ont jamais été vraiment menacés par un
effondrement économique global. L'argent qu'ils devaient, ils se le devaient à eux-mêmes.
Les Etats-Unis n'ont pas ce confort.
Les secours post-1929 n'ont pas fonctionné non plus
L'Oncle Sam n'a guère mieux réussi à "réparer" la Grande dépression.
Pourquoi ?
C'est simple, en fait : les présidents Hoover et Roosevelt n'avaient pas confiance dans les
marchés.
En ce sens, ils n'étaient pas très différents des présidents Bush et Obama.
Tout comme leurs successeurs du 21ème siècle, Hoover et Roosevelt ont agi comme si
la gestion de l'économie par le gouvernement était la seule solution aux problèmes
économiques du pays.
Mais le vrai problème était, et est encore, l'intervention gouvernementale.
L'introduction de barrières tarifaires douanières par Hoover, en vertu de la loi Smoot-Hawley,
est un exemple évident.
Plutôt que d'aider à protéger l'économie américaine blessée, comme l'espérait Hoover, cela a
divisé par deux les importations et exportations américaines, et cette opération est largement
reconnue comme ayant été un catalyseur de la Grande dépression.
Bush, Paulson, Bernanke et Obama pensent vraiment que le meilleur moyen de calmer la crise
actuelle est de jeter par pleines poignées l'argent des contribuables aux banques, aux sociétés
de cartes de crédit, aux constructeurs automobiles, et à quiconque aurait des lobbyistes assez
riches pour venir frapper aux portes du département du Trésor US.
Mais tout le monde passe à côté d'un point fondamental.
Comme le dit Shlaes :
"La grande question, concernant la dépression américaine, n'est pas de savoir si
l'Allemagne et le Japon y ont mis fin. C'est de savoir pourquoi la Dépression a duré
jusqu'à la guerre. De 1929 à 1940, de Hoover à Roosevelt, les interventions
gouvernementales ont aidé à faire de la dépression une Grande dépression".
L'économiste de l'école autrichienne et père du libertarianisme moderne Murray Rothbard, a
passé en revue l'historique de l'équipe de secours post-1929 et en est arrivé à la conclusion
suivante :
"Les administrations Hoover et Roosevelt ont relevé le défi de la Grande dépression en
agissant rapidement et de manière décisive, presque continuellement, même... mettant
en effet le plus grand programme d'attaque et de défense contre la dépression jamais
tenté aux Etats-Unis, [en utilisant] tous les outils, tous les mécanismes d'économie
progressive et éclairée, toutes les facettes de la planification gouvernementale pour
lutter contre la dépression".
"Pourtant, la dépression n'a pas disparu. Elle s'est intensifiée. Les augmentations de
salaires réels et la hausse des dépenses gouvernementales ont étouffé une reprise
attendue en 1931."
"La culpabilité de la Grande dépression doit être, enfin, ôtée des épaules de l'économie
de libre-échange et placée là où elle appartient vraiment : devant les politiciens, les
bureaucrates et la masse des économistes 'éclairés'. Et dans toute autre dépression,
passée ou à venir, ce sera la même histoire".
Un sauvetage titanesque
Pourtant, à l'annonce du plan de sauvetage de 700 milliards de dollars mis en place par le
gouvernement américain, les places boursières du monde entier ont poussé un soupir de
soulagement... qui a toutefois été bref.
Ce n'est rien d'inhabituel.
Comme je l'ai déjà souligné, après le krach d'octobre 1929, les actions ont rebondi jusqu'en
avril. Puis elles ont recommencé à dégringoler et ne se sont pas entièrement remises avant les
années 50 – plus de 20 années plus tard.
Les investisseurs peuvent toujours trouver des raisons d'être optimistes... lorsqu'ils
sont d'humeur. Après tant d'année de hausse des prix, l'élan du marché haussier les
maintient plein d'espoir...
C'est comme si les passagers du Titanic avaient vu, à distance, ce qui ressemblait à une flotte
de bateaux de sauvetage à l'horizon.
Ils ont jeté leurs chapeaux en l'air. Ils ont jeté leurs bouées de sauvetage. Les investisseurs ont
crié Alléluia et braillé youpi. L'orchestre a arrêté de jouer Plus près de toi mon Dieu pour se
lancer dans une version imbibée de Tout va très bien Madame la Marquise.
Quelques jours plus tard, les bateaux de sauvetage se sont rapprochés... et les passagers sont
restés bouche bée lorsqu'ils ont réalisé que c'était simplement d'autres icebergs ! Les actions
ont à nouveau chuté.
A 8 000 milliards de dollars environ, la crise du crédit est déjà l'opération la plus chère
de l'histoire américaine. C'est plus que ce que le pays a dépensé pour lutter contre
Hitler et ses alliés durant la Deuxième guerre mondiale.
Et les banques ne prêtent toujours pas !
Washington ne comprend tout simplement rien.
Comme le dit Rothbard :
"La dépression est le processus de 'reprise', et la fin de la dépression annonce le retour
à la normale et à l'efficacité optimum".
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max01

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MessageSujet: Re: La crise expliqué ici   Lun 6 Juil 2009 - 14:15

"Par conséquent la dépression, loin d'être un fléau maléfique, est le retour nécessaire et
bénéfique de l'économie à la normale après les distorsions imposées par le boom. Le
boom nécessite donc un 'krach'."
Mais après avoir coulé le Titanic de Wall Street et les canots des propriétaires en distribuant
trop de crédit facile, nos chevaliers des temps modernes sont arrivés sur les lieux avec des
bouées de plomb : encore plus de crédit facile.
Protégez vos investissements contre les folies et les aberrations boursières et
économiques: retrouvez des stratégies financières saines et solides dans tous les numéros
de MoneyWeek
Le dollar est devenu une devise basée sur la confiance
Cette fois-ci, les marchés ne corrigent pas uniquement des excès spéculatifs, comme c'était le
cas durant la panique de 1907 ou le krach de 1987.
Pas plus qu'il ne s'agit simplement d'un marché baissier comme celui qui a suivi le grand
sommet haussier de 1966.
Ce serait déjà assez mauvais. Le marché baisser post-1966 a duré 16 ans et a mené le Dow à
un niveau qu'il n'avait pas vu, en termes de ratio cours/bénéfices, depuis les années 30.
Si cela devait se produire aujourd'hui, on pourrait s'attendre à voir les prix baisser
durant encore sept ans – c'est-à-dire jusqu'en 2016. On pourrait également s'attendre à
voir le Dow passer sous les 5 000 points, et le CAC 40 sous les 2 400 points.
Mais non. Ce n'est pas la seule chose dont vous devriez vous inquiéter.
Il y a aussi le petit événement qui s'est produit au milieu de ce marché baissier – le dimanche
15 août 1971.
Vous vous en souvenez ? Nous oui.
L'administration Nixon était le dos au mur.
Les taux d'inflation augmentaient alors que le gouvernement dépensait de plus en plus. Ils ne
tardèrent pas à dépasser les 10% par an.
A ce taux, les obligations – y compris les obligations du Trésor US – étaient balayées.
Les T-Bonds avaient un coupon de seulement 5% ou 6%.
Avec une inflation à 10%, leur propriétaire perdait de l'argent.
Résultat, les investisseurs se débarrassèrent des obligations US, qui ne tardèrent pas à gagner
le surnom de "certificats de confiscation garantie".
Les étrangers ne restèrent pas sourds à cette leçon.
Chaque fois qu'un Américain achetait quelque chose à l'étranger, les dollars terminaient entre
des mains étrangères.
Est-ce que cela vous rappelle quelque chose ?
Ce devrait être le cas. Environ deux milliards de dollars quittent actuellement les
Etats-Unis chaque jour.
Bien entendu, la quantité était bien moindre à l'époque. Mais le principe était le même.
Lorsque le président Charles de Gaulle a vu ce qui était en train de se passer, il a ordonné à
ses ministres de se rendre à Washington et d'échanger leurs dollars contre de l'or au taux fixé
par le Trésor US : 35 $ l'once.
L'administration Nixon était consternée. Les Français ponctionnaient l'or américain. Et
derrière eux se tenait toute une file de puissance étrangères. Si cela continuait, l'Oncle Sam ne
tarderait pas à se retrouver à court d'or.
Plutôt que d'adopter une conduite honorable, Nixon renia les promesses solennelles faites six
générations auparavant. Il refusa d'échanger de l'or contre des dollars au taux promis.
Depuis 1971, il est impossible d'échanger des dollars contre de l'or à un taux fixe.
Le dollar est devenu une devise "basée sur la confiance".
Il fluctue selon les sentiments des investisseurs, comme tout le reste du marché. Il
achète ce que les gens sont prêts à vous en donner. Y compris de l'or.
Nous ajoutons une petite note évidente. La différence entre les dollars et la majeure partie des
autres actifs, c'est que la production de dollars est incroyablement peu chère.
En fait, la marge de profits sur un billet de 100 $ pourrait être la plus élevée au monde.
Comme le déclare Ben Bernanke, le gouvernement peut produire des dollars "à un coût
négligeable".
Il y a là bien entendu une tentation gigantesque. Si on peut produire de l'argent sans aucun
frais, pourquoi ne pas en produire plus ?
Et voilà où notre histoire prend un tournant intéressant...
Parce qu'aujourd'hui, tout comme ils pensaient que l'inflation serait toujours un
problème durant les années 70, les investisseurs en sont venus à croire dans les années
2000 qu'elle serait toujours sous contrôle.
Les gens ont plus peur des pellicules que de l'inflation.
Ils pourraient avoir raison. Mais pas pour longtemps...
Une montagne de dettes
Selon Bloomberg, le gouvernement US a déjà engagé plus de 7 700 milliards de dollars, de la
part des contribuables américains, pour "réparer" l'économie – soit la moitié de tout ce qui a
été produit dans le pays en une année.
Combien finiront par coûter tous ces sauvetages, c'est un mystère pour l'instant.
Mais Bloomberg nous fournit un détail utile de l'aubaine des renflouements jusqu'à présent :
4 750 milliards de dollars par la Réserve fédérale
1 550 milliards par la Federal Deposit Insurance Corp.
947 milliards par le département du Trésor
300 milliards par la Federal Housing Administration
Jusqu'à 200 milliards pour soutenir Fannie Mae et Freddie Mac n'ont été alloués à
aucune agence
D'où provient tout cet argent ?
Certainement pas de l'épargne comme durant la décennie perdue du Japon. Les Etats-Unis ont
actuellement un déficit de compte courant gigantesque de près de deux milliards de dollars
par jour ! Et ils ont récemment annoncé un nouveau déficit budgétaire record de 455 milliards
de dollars.
La dette nationale US vient de passer les 10 000 milliards de dollars.
La dette US se nourrit désormais d'elle-même. Elle augmente même si les autorités
n'augmentent pas leurs dépenses. C'est à cause des intérêts, qui sont devenus si élevés –
environ un milliard de dollars par jour – que le gouvernement doit désormais emprunter pour
payer les intérêts.
Pendant ce temps, la dette nationale "non-officielle" dépasse les 50 000 milliards de dollars.
Et elle augmente très rapidement.
Ce n'est pas terminé.
Le véritable déficit américain, en 2009, devrait être plus proche des 2 000 milliards de
dollars que des 1 000 milliards.
Telle est l'estimation publiée par le principal économiste de Morgan Stanley, qui ne fait que
supposer que les choses ne se passeront pas comme prévu.
Un déficit de 2 000 milliards de dollars, c'est 12% du PIB américain.
Où le gouvernement obtiendra-t-il tout cet argent ?
Pas de ses citoyens. Ils sont purement et simplement ruinés. Et pas d'Europe non plus.
L'Allemagne, l'Italie et la France ont encore de l'épargne – environ 10% de leur PIB –
mais ils ont besoin du moindre centime pour couvrir leurs propres déficits.
Même l'intégralité des dollars détenus dans les réserves chinoises ne financerait que la moitié
environ du déficit US.
Et qu'en est-il des exportateurs d'énergie comme la Russie, le Golfe persique et le Venezuela ?
Oubliez ça.
Au plus haut de la bulle pétrolière, les imports nets de capitaux dans leurs fonds souverains
atteignaient environ 2 000 milliards de dollars par jour. A ce rythme, l'équivalent d'une année
entière ne suffirait pas à couvrir le déficit US anticipé pendant quatre mois.
Et même s'il était possible d'emprunter le genre de somme dont les Etats-Unis ont besoin pour
rembourser leur dette, cela ferait naître de sérieux problèmes.
C'est précisément ce problème que le gouvernement a eu – et ignoré – en 1929 et en 1990.
Dans les deux cas, les dépenses gouvernementales ont grimpé tandis que les dépenses privées
ont chuté.
C'est tout à fait sensé. Une économie a des ressources limitées. Soit les gens les utilisent pour
leurs propres buts, soit le gouvernement les réquisitionne.
Lorsque le gouvernement s'en empare, il les prend de quelque part. Cela se produit par les
impôts ou l'emprunt.
Le gâteau de l'épargne a des limites. Prenez-en une tranche, et il en reste moins.
Prenez cette tranche et utilisez-la pour financer plus de béton, payer plus de professeurs ou
étayer plus de banques mortes-vivantes, et vous avez une situation où tout le monde perd. Les
ressources disparaissent, et vous n'avez rien en échange.
En bref, les gens deviennent plus pauvres lorsque le gouvernement essaie de "secourir"
l'économie avec de l'argent emprunté.
Au lieu de subir l'inflation comme tout le monde... protégez-vous! Les experts de
MoneyWeek vous révèlent les meilleurs investissements, stratégies et astuces pour
préserver votre épargne de ce danger imminent
Les taux d'intérêt vont grimper
Mais il reste encore un problème.
Emprunter de l'argent à une telle échelle a de sérieuses conséquences pour les marchés de la
dette.
Si les prêteurs veulent encore prêter (et en sont encore capable), ce qui n'est pas garanti, ils
voudront des taux d'intérêt plus élevés.
Les taux d'intérêt répondent aux lois de l'offre et de la demande comme tout le reste.
Augmentez la demande de prêts et leur prix – les taux d'intérêt – ne peuvent que grimper.
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MessageSujet: Re: La crise expliqué ici   Lun 6 Juil 2009 - 14:16

Mais les taux plus élevés ne font que ralentir l'économie. C'est exactement ce que le
gouvernement essaie d'éviter.
En ce sens, emprunter n'est pas du tout inflationniste. C'est déflationniste. Cela n'augmente
pas la masse monétaire, juste son coût.
Mais ne vous inquiétez pas, cher lecteur. Les Etats-Unis d'Amérique ne vont pas vraiment
emprunter des milliers de milliards de dollars supplémentaires pour empêcher la correction.
Ils ne vont pas le faire parce qu'ils n'en ont pas besoin.
"Nous avons une petite technologie appelée la planche à billets", a un jour déclaré Ben
Bernanke...
Le chemin du désastre
En fin de compte, la logique implacable de l'argent de la planche à billets aura le dessus sur
les dirigeants financiers.
Tout comme Roosevelt dans les années 30, ils pensent devoir dépenser des milliers de
milliards de dollars pour "sauver" l'économie.
Mais ce dont l'économie a besoin, c'est de nouvel argent qui ne soit pas pris autre part. Il lui
faut plus de pouvoir de dépenses, pas simplement un pouvoir de dépense qui a été passé d'une
main à une autre.
Aucun gouvernement n'a pu résister à la tentation d'imprimer plus d'argent – pas durant plus
de quelques décennies.
Grâce à Paul Volker, les Etats-Unis se sont exceptionnellement bien débrouillés. Le
gouvernement n'a pas soutenu le dollar avec de l'or depuis 1971... et la devise
fiduciaire vaut encore quelque chose.
Mais à mesure que cette crise financière mondiale s'aggrave, la capacité des créditeurs
étrangers à financer les programmes de nationalisation américaines sera grandement réduite.
Début novembre, la Chine a annoncé son propre plan de relance économique. La dictature
communiste en place veut dépenser 586 milliards de dollars sur divers projets de travaux
publics à la japonaise.
La Chine détient environ 1 000 milliards de dollars de titres américains. Cela comprend 541
milliards de dollars de bons du Trésor US, et 200 milliards supplémentaires de "titres
d'agence" – des titres émis par des agences américaines comme Fannie Mae, Freddie Mac ou
les Federal Home Loan Banks
Si la Chine décide de vendre ces titres, alors que le gouvernement américain est déjà censé
émettre de grandes quantités de dette pour financer ses propres mesures de relance
économique, les Etats-Unis vont se retrouver dans des problèmes sans fond.
Pourquoi ?
Parce que cela augmenterait plus encore les coûts de l'emprunt, comme les taux
hypothécaires, qui sont liés aux rendements hypothécaires.
L'effet pourrait être cataclysmique. Une hausse des taux déclencherait plus de défauts
de paiement hypothécaires, plus de pertes bancaires, plus de chutes des cours et plus
de chômage.
Tel est le scénario cauchemardesque qui empêche John Whitehead de dormir.
Whitehead, désormais âgé de 86 ans, est un ancien président de Goldman Sachs et secrétaire
d'Etat adjoint sous Ronald Reagan.
Comme nous, Whitehead pense que l'économie américaine se trouve confrontée à une crise
pire que la Grande dépression. Il pense également que le déficit croissant menace le crédit des
Etats-Unis eux-mêmes.
Dans un récent entretien avec Reuters, Whitehead a dit : "je ne vois rien d'autre que de
vastes augmentations du déficit, qui servent toutes à diminuer le statut de crédit de
l'Amérique".
"Avant de m'endormir, je me demande si demain est le jour où Moody's et S&P
annonceront une rétrogradation des obligations gouvernementales américaines. En fin
de compte les obligations gouvernementales US ne seront plus de grade Triple-A
comme elles l'ont toujours été".
Ne vous y trompez pas : la faillite du gouvernement américain est tout à fait du domaine du
possible.
Le gouvernement américain joue un jeu de roulette russe qu'il ne peut pas se permettre de
perdre.
Il y a déjà une crise de financement. Et le pays devra vendre bien plus d'obligations l'an
prochain pour financer les plans de renflouement qui ont déjà été approuvés.
Mais un argument fort nous fait croire que, tôt ou tard, les autorités auront recours à la presse
à imprimer plutôt qu'aux étrangers pour financer ses coûts de renflouements en croissance
galopante.
Ce genre de crise ne peut qu'empirer
Au début, les principales victimes de la crise ont été les investisseurs et les institutions de
Wall Street.
Mais à mesure qu'elle se développait, l'écroulement du secteur financier a fini par se propager
à l'économie dans son ensemble, qu'il a atteinte de plein fouet.
Aujourd'hui, les entreprises et les consommateurs se serrent la ceinture – ils la resserrent
même de plusieurs crans.
Comme notre ami Doug Casey le disait récemment, "ce genre de crise ne peut qu'empirer. Au
départ, seuls les banquiers paniquaient. Ensuite, les investisseurs ont suivi. Maintenant, c'est
au tour des hommes d'affaire. Et bientôt, ce seront les consommateurs".
(Doug s'y connait en matière de crises financières. En 1979, il a écrit un livre à leur sujet,
Crisis Investing. C'est le livre financier qui s'est le mieux vendu dans l'histoire de l'édition. Il
est resté au sommet de la liste des meilleures ventes du New York Times pendant 12
semaines.)
A mesure que le chômage augmente, le citoyen moyen aura de plus en plus de mal à payer ses
factures.
Et le moins qu'on puisse dire, ces derniers temps, c'est que le chômage grimpe !
Selon David Leonhardt, du New York Times, "le pourcentage d'hommes adultes ayant un
emploi – qui chute progressivement depuis quelques décennies – a maintenant atteint son
niveau le plus bas depuis que le département du Travail US a commencé à enregistrer les taux
en 1948".
Et les travailleurs en col bleu ne sont pas les seuls à se faire virer. Un nombre record
de gros investisseurs de Wall Street est aussi frappé de plein fouet.
Les grandes banques ont déjà licencié près de 150 000 travailleurs. Et il semblerait
qu'elles aient l'intention d'en licencier au moins 15% de plus.
Goldman Sachs a récemment mis à la porte 3 200 de ses employés, soit environ 10%
de ses effectifs.
Citigroup, la dernière banque à avoir demandé l'aumône à Washington, a annoncé
dernièrement qu'elle avait l'intention de licencier plus de dix fois ce chiffre – 52 000
employés – en 2009.
En France, on compte 217 000 chômeurs de plus sur l'ensemble de l'année 2008 --
dont 45 000 rien que sur le mois de décembre. Cela représente une hausse de 11,4%
sur un an... la plus forte depuis la crise de 1993.
Presque tous les économistes de la planète s'accordent à dire que la situation sur le marché de
l'emploi ne fera qu'empirer.
Selon Leonhardt, tout cela devrait nous mener à la pire récession que nous ayons connue
depuis le début des années 1980.
Mais il y a quelque chose qu'on oublie... comme toujours...
Selon Henry Blodget, ancien analyste d'Oppenheimer, la récession du début des années 1980
était arrivée à la suite d'une augmentation des taux de près de 20% décidée par le président de
la Fed, Paul Volcker.
On peut raisonnablement s'attendre à ce que, dans ces circonstances, le taux de chômage
augmente.
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MessageSujet: Re: La crise expliqué ici   Lun 6 Juil 2009 - 14:16

Mais le tsunami actuel de destruction d'emplois arrive alors que la Fed, ainsi que les banques
centrales du monde entier, font exactement l'inverse.
La Fed est tellement désireuse de relancer l'économie qu'elle met en fait les taux
d'intérêt au plancher !
La comparaison avec les années 1980 semble par conséquent d'un optimisme qui frôle
le ridicule.
Ce qui nous ramène au cercle vicieux qui est au cœur de cette crise...
Dès la fin du premier trimestre 2008, près de 2,5% de toutes les hypothèques américaines
étaient saisies. Et les nouvelles se faisaient de plus en plus inquiétantes.
Entre juillet et septembre 2008, 18% de toutes les propriétés hypothéquées étaient "à
l'envers" : elles valaient moins sur le marché que ce que le propriétaire devait pour
rembourser son prêt.
Ces 18% représentent plus de 7,5 millions de maisons. Et 2,1 millions d'hypothèques
supplémentaires étaient à 5% de passer "à l'envers".
Dans l'ensemble, près d'un quart (23%) des prêts américains étaient "à l'envers" ou au seuil de
la negative equity.
Et les prix de l'immobilier continuent de chuter. S'ils diminuent encore de 20%, le nombre de
propriétaire "à l'envers" pourrait atteindre le tiers.
Imaginons maintenant que le taux de chômage continue d'augmenter. Et imaginez ces 30
millions de chômeurs environ – avec leurs prêts immobiliers, leurs cartes de crédit, leurs prêts
hypothécaires, leurs prêts étudiants...
Ceci n'est pas une crise... c'est un effondrement
Une dernière chose...
Essayez maintenant d'imaginer le visage de l'économie au cours des années difficiles qui sont
à venir.
Imaginez l'immobilier en baisse de 20% supplémentaires. Imaginez le CAC 40 à la moitié de
son niveau actuel. Imaginez un travailleur sur dix sans emploi.
Imaginez huit années supplémentaires de valeurs boursières en baisse... et deux ou trois ans de
plus de baisse des prix de l'immobilier... et de plus en plus de plans de renflouage
gouvernementaux.
Imaginez les consommateurs devenir de plus en plus économes... des cartes de crédits à la
poubelle... les centres commerciaux de tout le pays plongés dans le silence... et plus de
faillites encore.
Maintenant, imaginez le président... ou notre ministre des Finances... ou la Fed de
Bernanke qui dirait "non" lorsqu'on leur demande plus d'argent. "Non" à de nouveaux
plans de sauvetages, "non" à plus de remises, et "non" à plus de dépenses.
Imaginez un Paul Volcker arrivant à la Fed et disant : "Fini les crédits ! Nous allons
protéger le dollar et l'intégrité financière du gouvernement des Etats-Unis".
Vous y arrivez ? Nous pas.
Nous faisons confiance à Bernanke lorsqu'il dit qu'il préfèrerait "larguer de l'argent par
hélicoptère" plutôt que de voir sombrer les Etats-Unis comme le Japon.
En réalité, même si nous n'avons pas entendu parler d'hélicoptères volant au dessus de Wall
Street, le fait que Bernanke ait adopté "l'assouplissement quantitatif" à la japonaise revient au
même – jeter des quantités illimitées d'argent à la tête du problème.
Et c'est là qu'on passe de la correction de la plus grande bulle de l'Histoire à la correction de
l'ensemble du système monétaire post-1971.
Voilà ce que Ludwig Von Mises, économiste de l'école autrichienne, avait à dire au sujet de la
situation désespérée à laquelle les Etats-Unis doivent maintenant faire face.
"Il est impossible d'éviter l'effondrement final d'un boom crée par l'expansion du crédit.
On ne peut choisir qu'entre une crise précoce, qui résulterait de l'abandon volontaire
d'une expansion supplémentaire du crédit, ou une crise plus tardive, avec pour
conséquence une catastrophe totale et définitive pour le système monétaire concerné".
Cela n'était pas qu'une observation d'universitaire. Ludwig von Mises avait été aux premières
loges de l'effondrement économique et social causé par l'hyperinflation en Allemagne et en
Europe centrale dans les années qui suivirent la Première guerre mondiale.
A présent, des conditions similaires menacent les Etats-Unis.
On assiste aujourd'hui à une reprise du dollar. Mais ce n'est qu'une illusion.
Dans une interview au Financial Times donnée récemment, le célèbre investisseur Jim Rogers
disait que la reprise du dollar était due à une utilisation massive de la vente à découvert
comme technique de couverture et à un recours sans précédent aux liquidités – et non à une
quelconque vigueur sous-jacente du billet vert.
Peter Schiff, président d'Euro Pacific Capital, est d'accord. Schiff prédit cette crise
avec précision depuis le milieu de l'année 2006. Et nous pensons qu'il a également
raison au sujet du dollar.
Récemment sur CNBC, Schiff déclarait : "le dollar rebondit pour les mêmes raisons
que celles qui ont motivé les précédents rebonds de l'immobilier ou des dot.coms – et
ça n'a rien à voir avec les fondamentaux".
Il a également prévu qu'une "catastrophe totale" pour le système monétaire américain
approchait à grands pas.
En réalité, selon Schiff, le credit crunch n'est pas du tout le problème.
Le problème, c'est un gouvernement beaucoup, beaucoup plus important sous le président
Obama. Ce sont les milliers de milliards de dollars empruntés par les Etats-Unis et qui ne
peuvent pas être remboursés. C'est le trou béant dans les programmes de retraite, qui laissera
des millions de baby-boomers sans filet de sécurité. C'est le fait que tous les plans de relance
et de renflouement qui ont été décidé jusqu'à maintenant aggravent le problème de fond, et
nous préparent un désastre plus important encore.
Le problème n'est pas que les gens iront à la banque et ne pourront plus retirer d'argent ; c'est
que les gens qui iront à la banque pourront retirer de l'argent, mais ne pourront rien acheter
avec.
Vous êtes prévenus. Contrairement aux habitants de Pompéi, qui ont connu un destin tragique,
vous n'êtres pas obligés d'attendre qu'une éruption ravage votre monde avant de tenter de vous
échapper.
Il est temps d'agir.
Prenez dès maintenant les bonnes décisions pour votre argent et votre patrimoine!
MoneyWeek vous aide à préparer votre avenir financier quoi que nous réservent les
marchés: rendez-vous dans le prochain numéro...
Un seul rempart contre l'éclatement de la bulle
obligataire: l'or
Par Simone Wapler (*)
Nous allons assister à une poursuite de la déflation des actifs financiers et immobiliers, une
reprise de l'inflation, une montée du chômage.
Poursuite de la déflation
Les marchés actions n'ont pas encore atteint leur point bas. A mon sens, le point bas sera très
proche de celui de 2003. Ceci signifie un CAC 40 entre 2 500 et 3 000 points.
Mon analyse reste inchangée : la bulle de l'éclatement des nouvelles technologies n'a pas été
correctement purgée. Le processus de déflation a été interrompu par l'abaissement des taux de
crédit entre 2000 et 2004.
Ce crédit à bas coût a été employé pour gonfler une autre bulle, celle de l'immobilier
américain et de la consommation sans richesse. La bulle immobilière du crédit hypothécaire
n'est toutefois que la partie émergée de l'iceberg du papier imprimé. La partie immergée
concerne les CDS ou crédit default swap. Pour faire simple, il s'agit de subprime appliqué aux
entreprises. L'en cours de cette bulle s'élève, selon la Banque des règlements internationaux
(BRI) à 60 000 milliards de dollars. Avec la détérioration de la situation économique, des
emprunteurs industriels pourraient devenir insolvables. La facture des banques risque de
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max01

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MessageSujet: Re: La crise expliqué ici   Lun 6 Juil 2009 - 14:16

s'alourdir encore. Pour le moment, nous n'en sommes qu'au début de la montée des
défaillances de ces emprunteurs industriels.
La situation des CDS ressemble à celle des subprime à la mi-2007. Sauf que les sommes en
jeu sont bien plus importantes. La déflation va aussi toucher les biens immobiliers. La
multiplication des défaillances des entreprises va se traduire par du chômage. L'immobilier
résidentiel, tout comme l'immobilier commercial ou professionnel, auront du mal à trouver
preneur en récession.
Reprise de l'inflation
Je sais, cela peut paraître contradictoire d'avoir inflation et déflation. Ce n'est pas dans les
livres d'économie. Et pourtant, c'est ce qui va nous arriver. En effet, la monnaie fiduciaire et
digitale n'est que peu évoquée.
La monnaie est fiduciaire car elle n'est ancrée à aucun actif tangible. La monnaie est digitale
car elle se présente principalement sous forme de 0 et 1 stockés dans des ordinateurs. Dans un
monde idéal cette monnaie devrait être émise proportionnellement à la richesse créée. Son
volume devrait refléter fidèlement l'évolution du PIB, la somme des biens et services produits.
Ces dernières années, il n'en a rien été. Baisse des taux directeurs, endettement des États dits
riches, politiques de relance par la consommation... Tout ceci a conduit à une émission
monétaire sans précédent historique dans l'Histoire.
Les Etats-Unis ne peuvent pas faire faillite, pas officiellement. Pourquoi ? Parce que toutes les
banques centrales du monde détiennent des dollars et des bons du Trésor comme réserve
monétaire. Que vont-ils faire ? Emettre de la monnaie, ce qui revient à une dévaluation pour
pouvoir payer leurs dettes en monnaie de singe.
Mais que ce soit monnaie rognée, papier imprimé à partir de rien ou ligne de crédit
apparaissant sur un ordinateur, ceux qui échangent des biens tangibles entendent en avoir pour
leur argent. Quand ils constatent que la monnaie est abondante ils augmentent leurs prix. Ils
ne sont pas dupes.
Prenons l'exemple du pétrole. Il est actuellement un peu au-dessous de 90 $ le baril. C'est son
niveau du début de l'année 2008. Une bonne déflation par rapport à son point haut. Mais ce
retour au début de 2008 est trompeur. Car la parité eurodollar de l'époque était de 1,48. Elle
est aujourd'hui de 1,37. Le pétrole est en fait aussi cher qu'au début de 2008. Dès que le dollar
va repartir à la baisse, le pétrole corrigera. Le pétrole à lui tout seul suffirait à propager de
l'inflation.
Mais ce n'est pas tout. Même durant la crise de 1929, la Grande Dépression, les matières
premières ont surperformé les actions. Les nécessités de la vie -- se nourrir, se vêtir, se
chauffer -- ont toujours cours, mais les investissements s'assèchent. Après une période de
flottement, d'hésitation, les matières premières repartent à la hausse. C'est ce qui s'est produit
en 1933.
Aux nécessités de la vie s'est ajouté un plan de relance américain par grands travaux de génie
civil. Ce type de plan est également gourmand en matières premières. Notre production est
largement automatisée et mécanisée. La part de main-d'oeuvre a considérablement diminué et
la part des matières premières et capitaux d'investissement a augmenté. Le chômage -- qui
induira une baisse du coût de la main-d'oeuvre -- n'amortira pas le choc.
Enfin, nous (les pays riches) n'avons plus les moyens d'une politique de relance économique
par de grands travaux. Nos gouvernements sont trop endettés. Mais les pays émergents, forts
de leurs montagnes de cash, ont les moyens d'une telle politique. Le new deal de la Deuxième
Grande Dépression sera sans doute chinois.
Deux facteurs vont faire augmenter les prix des matières premières:
- Relance par grands travaux de génie civil dans les pays émergents,
- Répercussion par les producteurs de matières premières sur leurs prix de l'inflation
monétaire.
Que faire ? Se concentrer sur l'or et seulement l'or, guetter les signes de redémarrage dans
l'énergie et l'activité minière.
Se concentrer sur l'or
La finance a perdu tous ses repères, elle n'est plus crédible. Le retour vers l'or se manifeste
partout dans le monde. Les émetteurs de certificats or cotés en continu, les bullions, n'ont
jamais connu un tel afflux. Les boutiquiers se frottent les mains. Les vendeurs de coffres-forts
également. L'or monte, mais doucement.
L'Europe est la plus timide dans cette démarche. La folie spéculative n'est pas encore
d'actualité, même si les signes de retour en grâce de la relique barbare se multiplient. Les
médias généralistes commencent à en parler.
Comme déjà dit, l'or est le SEUL actif qui ait progressé depuis un an (avec le pétrole si on
corrige le cours de la parité eurodollar). Je maintiens mon objectif final de 2 300 $ (1 500
euros) pour l'once d'or.
Emission monétaire et baisse concertée des taux de la part des banques centrales sont
favorables à l'or Le dollar va retrouver son parcours baissier. Les 700 milliards de dollars du
plan Paulson ne sont que du papier. La baisse du dollar est favorable à l'or.
L'or est l'antidote des monnaies fiduciaires
Cette année sera-t-elle celle de l'explosion finale du chien de garde qu'est l'or et du retour à la
raison monétaire ? Difficile à dire...
La bulle des monnaies fiduciaires pourrait aussi bien éclater en 2010 ou en 2011. Mais une
chose est certaine, plus une bulle dure longtemps, plus son explosion est dévastatrice.
Une bulle obligataire s'est formée
Plus la bulle des monnaies fiduciaires gonflera, plus le niveau final de l'or sera élevé. En cas
de retour à la raison en 2009, je m'attends à un point culminant d'environ 2 500 $ et
1 800 euros.
Il est très difficile de prévoir quand exactement les marchés prendront conscience de la folie
dans laquelle ils sont plongés, mais les nuages s'amoncèlent autour des obligations d'Etat. La
dernière émission du pays européen le plus solide, l'Allemagne, a eu beaucoup de mal à
trouver preneur.
La signature des Etats est régulièrement notée par les agences. Celle du Portugal vient d'être
dégradée comme celles de l'Espagne, de la Grèce, de l'Irlande et de l'Italie. La signature de
l'Etat devenant moins solide, il est contraint, pour emprunter à nouveau, d'émettre de
nouvelles obligations avec un rendement supérieur. Résultat : les anciennes obligations sont
immédiatement dévalorisées.
Une bulle obligataire s'est formée aux Etats-Unis à la fin de l'année 2008. Les investisseurs
ont reflué en masse vers les bons du Trésor libellés en dollars. Le dollar, malgré tous ses
défauts, présente l'immense avantage d'être liquide. En outre, c'est la monnaie d'échange de
toutes les matières premières. Les investisseurs acceptent, pour le moment, de stocker de
l'argent en dollar moyennant une non-rémunération puisque les taux courts sont à zéro. Pour
le moment tout va bien.
La vertu budgétaire ne règne pas outre-Atlantique
Que se passerait-il si le dollar se dégradait pour cause de nouvelle dégradation du climat
économique. Cela équivaudrait à une dégradation de la note américaine. Or, les Etats-Unis,
qui ont déjà émis une montagne de dollars de bons du Trésor, s'apprêtent à continuer.
La première économie du monde pourrait bien être contrainte de relever ses taux pour trouver
d'obligeants prêteurs (mon regard se tourne vers la Chine) ; les obligations déjà émises à un
taux inférieur seraient bradées.
Mais le gouvernement fédéral a tout prévu!
Dans ce cas, il rachèterait ses propres obligations. Oui, vous avez bien lu. Madoff est un
plaisantin. Les Etats-Unis ont le projet de racheter leur propre dette en émettant une autre
dette plus chère.
Un seul rempart contre l'éclatement de la bulle obligataire : l'or
Voilà pourquoi je suis très optimiste quant aux perspectives de l'or sur 2009.
Retrouvez ces idées d'investissement -- et de nombreuses autres -- toutes les semaines
dans MoneyWeek, la source la plus complète et la plus pratique de conseils financiers, de
stratégies d'investissement et de nombreuses autres informations ultra-profitables.



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fjordbokna

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MessageSujet: Re: La crise expliqué ici   Lun 6 Juil 2009 - 16:55

resumé?
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Pierre

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MessageSujet: Re: La crise expliqué ici   Lun 6 Juil 2009 - 17:06

Résumé?
C'est la merde, et c'est pas prêt de s'arrêter
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Abbittibbi

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Localisation : La Terre, région Canadienne.

MessageSujet: Re: La crise expliqué ici   Mar 7 Juil 2009 - 3:19

En résumé, la bulle financière américaine finale s'apprête à éclater, tel un typhon, va emporter avec elle la majorité des fausses valeurs monétaires. Ce pas juste dans ce pays.

La hausse des prix au détail, la perte d'emploi dans les mois à venir, la hausse des faillites et des saisies. Majoritairement pour les états-unis, mais aussi pour ses fournisseurs et créanciers. Ils doivent maintenant plus sur l'intérêt de leur dette que sur la dette nationale elle-même, et ils sont incapables de payer 1000 milliards d'intérêt par jour. Qui est au delà de 10 000 milliards. Ils vont déclarer un déficit budgétaire record en 2009. Après des années de bilan négatif, et l'annonce des méga projets farfelus et inutiles. Le prix des matières premières requises en ces domaines grimpent, ce qui paralyse les autres secteurs de l'économie qui en aurait réellement besoin.

En bref, c'est le tsunami financier qui arrive. Il est temps de quitter le navire.

Bonne journée.
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HardKoRe72

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Age : 30
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MessageSujet: Re: La crise expliqué ici   Mar 7 Juil 2009 - 13:23

tres beau résumer..... Sa devrai aidé les Ricains à changé de monnaie hein Very Happy (c'est leurs but....)

Mais comme j'en parlai à Jeff hier, le pire dans l'histoire, c'est que les médias "essayent" de nous faire croire que on est a la fin de la crise HA !

Ici on sait très bien que c'est rien tout se qui est arrivé.... En 2010.... la on va mangés l'iceberg.... En 2011 si on est pas déjà où encore en guerre......

Mais ce que j'aprouve, c'est les gens.... Ses cons ont rien compris.... Je retrouve plus la source où sa expliquai que depuis 3 mois, les demande de credit ont EXPLOSES !

Les gens sont pas prêt à "lacher" le systeme monnetaire.....

On a encore du boulot......

Ils sont trop préocupés par Michael Jackson.... sa arrange bien l'etats sa....
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seb



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MessageSujet: Re: La crise expliqué ici   Mar 7 Juil 2009 - 23:56

Citation :
Ils sont trop préocupés par Michael Jackson.... sa arrange bien l'etats sa....

Entièrement d'accord ! On voit plus que lui à la télé, certe c'est une légende il a fait vibrer des milliars de gens, mais qu'est qui est le plus important à l'heure actuel ? Michael jackson ou le reste, les gens ne se sont pas posé la question comme d'habitude et sont tombé dans le panneau...
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