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 Quiproquo sur Dieu

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Aroya

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MessageSujet: Quiproquo sur Dieu   Lun 17 Aoû 2009 - 16:00

Quiproquo sur Dieu : le livre
http://bernardlamborelle.blogauteurs.net/blog/mes-ouvrages/
Quiproquo sur Dieu par Bernard Lamborelle, essai historique, Éditions Editas, 2009, 274 p.

3 500 ans pour élucider la véritable identité du « Seigneur » d’Abraham

Au Bronze moyen, les notions de dieu et de demi-dieu étaient des concepts très flous. Pourtant, une question fondamentale semble n’avoir jamais été posée:
Mais qui était donc le « Seigneur » d’Abraham?

En lui reconnaissant d’emblée une dimension divine, ne faisons-nous pas preuve de complaisance intellectuelle ?

Dans cet essai historique surprenant, l’auteur Bernard Lamborelle nous oblige à conclure notamment que les fondements des trois grandes religions monothéistes reposent sur une incroyable méprise concernant la nature de ce « seigneur ». Mais comment établir les « preuves » d’une telle théorie alors que les spécialistes n’arrivent même pas à s’entendre sur l’historicité du récit d’Abraham?

La démonstration repose sur le recoupement de trois types de preuves : logique, chronologique et dendrochronologique.

La preuve logique découle d’une analyse rigoureuse des écrits et de l’interprétation contextuelle d’une époque où les notions mêmes de « dieu », de « demi-dieu » et de « seigneur » étaient floues. Elle permet d’élucider un certain nombre de paradoxes. C’est ainsi que l’auteur démontre que les musulmans ont raison lorsqu’ils affirment qu’Ismaël - et non Isaac - est le fils que l’on demande à Abraham de sacrifier.

La preuve chronologique permet de situer les évènements bibliques dans un contexte historique. La durée de vie extraordinaire des Patriarches s’explique tout simplement par une erreur d’interprétation. Comme les Babyloniens utilisaient la base sexagésimale (60) pour leurs calculs, toutes les dates de la Bible se transposent dans le système décimal actuellement en usage. Une chimie étonnante s’opère alors et le récit biblique trouve une correspondance parfaite avec l’histoire de la région. Il devient dès lors possible d’identifier le véritable « seigneur » d’Abraham.

Finalement, la preuve dendrochronologique s’appuie sur une science qui permet de connaître le climat d’une région en fonction de l’analyse des taux de croissance de ses arbres calculés sur leur section. Compilées par l’Université Cornell, les données recueillies sur de vieilles poutres retrouvées dans la région de Canaan permettent de situer les deux famines rapportées dans la Bible : à l’arrivée d’Abraham en Canaan et deux générations plus tard, lorsque Joseph est en Égypte.

Non seulement la précision des données surprend, mais la cohérence de l’ensemble est saisissante. Comme par magie, une correspondance parfaite s’établit entre les preuves logique, chronologique et dendrochronologique. Il devient dès lors possible de mettre un nom sur ce mystérieux seigneur.
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Aroya

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MessageSujet: Re: Quiproquo sur Dieu   Lun 17 Aoû 2009 - 16:06

Quiproquo sur Dieu : Dépoussiérer la Bible
http://www.zoneculture.com/lit_quiproquosurdieu.html
Par Mario Landerman pour Zone Culture, le 27 juillet 2009

Éditas a récemment publié l’ouvrage Quiproquo sur Dieu, de Bernard Lamborelle. L’auteur, passionné d’histoire mais également ingénieur, tente de résoudre les contradictions que l’on retrouve dans la Bible, plus précisément dans le livre des Patriarches.

Base entre autres du judaïsme et de toutes les variantes du christianisme, la Bible est le livre le plus diffusé dans le monde. Mais avec cet honneur, il a récolté aussi beaucoup d’accusations, qui vont du manque de précision historique jusqu’au mensonge pur et simple. Accusations importantes, surtout lorsqu’il s’agit d’un ouvrage qui gère la vie de millions de fidèles à travers le monde. Qu’en est-il exactement?

La genèse d’un livre

C’est ce que le livre de M. Lamborelle tente d’expliquer, du moins pour une section importante, celle des Patriarches, et particulièrement l’histoire d’Abraham. Voyons d’abord ce dont il s’agit.

Cette histoire est marquée par des événements d’importance, la création de l'homme, le «péché» d'Adam et ses conséquences, le déluge, la destruction des villes de Sodome et Gomorrhe, etc. Ils mettent tous l’emphase sur la nécessité d'une attitude obéissante à l'égard des commandements de Dieu. L'obéissance aux lois est toujours récompensée. Les insoumis sont sévèrement punis. Malgré l'extrême corruption de l'humanité, c'est pendant cette période que Dieu fit une promesse triple à un patriarche, Abraham: Ses descendants deviendraient une grande nation, recevraient la Palestine en héritage, et par eux seraient bénies toutes les nations de la terre.

Le fils d'Abraham, Isaac, eut un fils à qui il donna le nom de Jacob, plus tard le nom de Jacob fut changé en Israël. Ce dernier eut douze fils dont les descendants formèrent douze tribus, la nation juive.

Par suite d'une grande disette, toute la famille de Jacob-Israël fut contrainte de se réfugier en Égypte pour survivre. Ils devinrent ainsi les esclaves des égyptiens pendant plus de quatre siècles. C'est à ce moment-là que se situe la venue de Moïse, suscitée par Dieu, pour délivrer le peuple juif de l'esclavage et le conduire en Palestine, où il devint une grande nation, réalisant ainsi les deux tiers de la promesse que Dieu fit à Abraham. Le dernier tiers, qui annonçait que toutes les familles de la terre seraient bénies, par la descendance d'Abraham, trouve son accomplissement dans la venue de Jésus-Christ; un descendant d'Abraham.

Dieu ou seigneur ?

Beaucoup d’historiens sont méfiants envers la Bible. Comment ne pas l’être face à un ouvrage qui a été colligé plusieurs siècles après les “faits” qui y sont mentionnés? Et n’oublions pas que les scribes chargés de retranscrire les textes pour en faire un tout cohérent ont très bien pu faire preuve de licence poétique, dans leur description d’événements.

Bernard Lamborelle part de la Genèse. À l’aide d’une recherche très fouillée et d’abondantes références bibliographiques, il réussit à démontrer l’identité du “Seigneur” d’Abraham. Ce faisant, l’auteur établit un système de datation qui détruit de nombreux mythes acceptés comme faits par la Bible, sur l’âge très avancé de certains personnages-clés. Il explique aussi, en transposant des éléments d’histoire de ce qui forme maintenant le Proche-Orient aux événements survenus dans le livre des Patriarches, ce qui peut être conforme à la réalité d’alors. De nombreux points historiques et bibliques s’éclaicissent en établissant le lien entre Abraham et Hammourabi, notamment la véritable raison de l’anéantissement des villes de Sodome et Gomorrhe, ou encore la paternité d’Isaac. Un périple fascinant attend le lecteur qui voudra prendre le temps de lire cet essai historique et consulter quelques-uns des ouvrages mentionnés en bibliographie.

Un ouvrage qui va dans le sens de toute lecture intelligente de la Bible, qui répondra à de nombreuses questions, Quiproquo sur Dieu s’adresse bien sûr à ceux qui s’intéressent à l’histoire du Proche-Orient. Mais aussi aux catholiques, juifs et musulmans éclairés, qui y trouveront réponse à bien des questions. Fanatiques religieux s’abstenir.

Quiproquo sur Dieu (essai historique)
http://planete.qc.ca/culture/livres/litteratureadulte/litteratureadulte-1182009-164612.html
Par Uparathi pour Planète Quebec le 11 août 2009

Ce n’est pas avec Dieu qu’Abraham fit une alliance, mais avec Hammourabi, puissant roi de Mésopotamie dont il était le vassal. Et il adorait, comme tout le monde, les dieux païens de l’époque. Il n’est donc pas le père fondateur du monothéisme des religions chrétienne, islamique et juive. Telle est l’hypothèse avancée par l’auteur de ce passionnant essai historique.

Tout comme Annick de Souzenelle, Bernard Lamborelle se sentait frustré de ne pouvoir comprendre la Bible. Comme elle, il semble avoir trouvé d’intéressantes clés de lecture. Il a mis six années de recherche pour étayer la thèse qu’il présente ici. Il offre de la Bible une lecture historique, alors qu’Annick de Souzenelle en offre une lecture symbolique. L’une n’empêche pas l’autre…

Dans une langue solide, M. Lamborelle pose des questions plus qu’intéressantes. Les liens proposés sont des hypothèses intelligentes et plausibles. L’ouvrage est fouillé et érudit. J’y ai fait plus d’une découverte passionnante.

Son hypothèse concernant le calcul de longévité des personnages bibliques, fondé sur les cycles lunaires, donne des résultats beaucoup plus « naturels ». Il en va de même de l’âge des Patriarches, calculé en base 60, système alors courant en Mésopotamie. Ce qui lui permet d’effectuer des recoupements inédits avec les événements historiques.

Après cette première partie, nous sommes fin prêts pour une relecture de la Genèse. Une relecture très plaisante, et qui sonne étonnamment juste! Les démonstrations, bien étayées, sont claires, précises, appuyées de graphiques et de tableaux. Des reproductions parsèment le livre, et des résumés viennent régulièrement clore l’avancée des hypothèses.

Dans la troisième et dernière partie de l’ouvrage, l’auteur, pour satisfaire sa curiosité – et la nôtre! —, s’aventure à pousser les hypothèses par-delà Abraham. Avec des résultats tout aussi intéressants!

Il conclut : « Si nous voulons reconnaître dans les écrits une dimension sacrée, c’est parce que leur nature universelle et symbolique, bien plus que la croyance d’une intervention divine, nous y invite. Ces textes semblent plutôt avoir été inspirés par l’éternelle sagesse bienveillante de l’homme, au même titre que les enseignements philosophiques, bouddhistes ou hindouistes. Tous contribuent au développement de la spiritualité et à l’éveil de l’homme et de la femme. À ce titre, ils conservent une valeur d’enseignement inestimable, mais plutôt que de vouloir les ériger en dogme, il serait plus sage de les “traduire”, de les moderniser et de leur rendre toute leur authenticité. » (P. 250)

Fascinant !
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Aroya

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MessageSujet: Re: Quiproquo sur Dieu   Lun 17 Aoû 2009 - 16:36

Longévité des personnages bibliques : mythe ou erreur d’interprétation ?
http://bernardlamborelle.blogauteurs.net/blog/ethique-et-religion/longevite/#comments
Publié par Bernard Lamborelle le 22/07/09

Quiconque a lu la Bible s’est vite rendu compte que les dates rapportées tiennent bien davantage du surnaturel que du bon sens.

Curieusement, les spécialistes n’ont aucune explication logique à nous proposer. En fait, ils s’en remettent au mythe, ou à la nature sacrée des personnages pour expliquer ces longévités fantastiques.

Par ailleurs, les détails qui permettraient de situer dans l’histoire certains évènements causes problèmes. En effet, si l’on en croit les Écrits, l’Exode devrait se situer sous le règne de Ramsès II, car l’histoire nous enseigne que Ramsès est effectivement le pharaon qui a fait construire la ville de Pithom :

Citation :
Ex 1:11 Et l'on établit sur lui des chefs de corvées, afin de l'accabler de travaux pénibles. C'est ainsi qu'il bâtit les villes de Pithom et de Ramsès, pour servir de magasins à Pharaon.
Or, un autre verset nous donne les informations suivantes :

Citation :
1 Roi 6 :1 Et il arriva, en la quatre cent quatre-vingtième année après la sortie des fils d’Israël du pays d’Égypte, en la quatrième année du règne de Salomon sur Israël, au mois de Ziv, qui est le second mois, que Salomon bâtit la maison de l’Éternel.
Celles-ci sont contradictoires, car il est généralement admis que Salomon régnait vers 970 AEC. Si la construction du Temple de Salomon débute quatre ans après le début de son règne, l’Exode aurait dû avoir lieu 480 ans plus tôt, soit en 1446 AEC (=970-4+480). Cette période ne correspond pas au règne de Ramsès II (1279 à 1213 AEC).

Voilà pourquoi une majorité de spécialistes qui ont tenté de situer les Patriarches dans un contexte historique évitent de se référer aux données disponibles dans la Bible. C’est plutôt en se basant sur les nombreux artefacts retrouvés lors de fouilles archéologiques que les spécialistes ont établi le cadre général de cette époque au Bronze moyen.

Dans Quiproquo sur Dieu, je démontre pour la première fois que les dates de la Bible sont d’une exactitude remarquable, mais qu’elles ont souffert d’une erreur d’interprétation. On a trop longtemps négligé de prendre en considération le contexte culturel de l’époque pour en comprendre le sens.

S’il nous est tout naturel de comptabiliser le temps en années de 365 jours, il n’en a pas toujours été ainsi. En fait, qu’est-ce que le temps pour un observateur, sinon l’observation et la mesure des cycles qui se répètent?

Le cycle le plus court est celui du jour, mais son utilisation n’est pas très pratique, car il est difficile à mesurer. Dans la Liste royale sumérienne, certains rois d’avant le Déluge auraient vécu 28 800 ans. La substitution de la notion de cycles à celle des années confère bien plus de réalisme à la chronologie. C’est ainsi qu’en divisant 28 800 cycles par 365 jours, on obtient une durée de vie bien plus concevable de 79 ans.

Le cycle lunaire de 29,5 jours est le second cycle le plus visible et facile à mesurer. Pour des nomades se déplaçant de cité en cité, il devait être beaucoup plus simple de s’en tenir aux cycles lunaires dont la présence céleste est observable sans instrument complexe. C’est ainsi que les durées de vie d’Adam (930 ans) et de Noé (950 ans) ont probablement été comptabilisées en cycles lunaires plutôt qu’en années. En divisant 365 par 29,5, soit 12,4 cycles par année, on obtient les âges respectifs de 75 ans pour Adam et de 77 ans pour Noé. Voilà qui est nettement plus réaliste!

Malgré une apparence toujours un peu surnaturelle, les durées de vie des Patriarches n’ont pas du tout le même ordre de grandeur que celles de Noé et des générations antérieures. C’est ainsi que l’on apprend qu’Abraham vécut jusqu’à 175 ans et que Sarah a enfanté à 90 ans! Cette échelle aux dimensions plus humaine témoigne fort probablement d’un accès à des sources plus récentes et à des données plus fiables. Cette reconstruction laisse supposer que cycle lunaire n’était déjà plus utilisé.

Naïfs ou incapables d’expliquer une telle « mutation », les auteurs de la Genèse semblent quand même embarrassés puisqu’ils se sentent obligés de souligner et de justifier ce changement en déclarant que les hommes auraient maintenant une durée de vie plus « normale »:

Citation :
Gn : 6:3 Et Yahvé dit: Mon Esprit ne contestera pas à toujours avec l’homme, puisque lui n’est que chair; mais ses jours seront cent vingt ans.
Il est bon de rappeler qu’en Mésopotamie, les calculs se sont longtemps effectués en base sexagésimale (base 60). Il est donc fort possible qu’une erreur d’interprétation – volontaire ou non – soit survenue lors d’une transcription.

En multipliant toutes les données du Pentateuque par 6/10, nombre correspondant au rapport entre les bases 60 et 100, on arrive à des résultats remarquables. Par exemple, une génération de 40 ans x 6/10 devient 24 ans. Abraham ne serait pas mort à l’âge extraordinaire de 175 ans, mais plutôt à 105 ans. Sarah n’aurait pas enfanté Isaac à 90 ans, mais à 54 ans (on sait qu’elle était déjà « vieille » mais que la ménopause peut survenir chez la femme jusqu’à 60 ans).

Si l’on reprend les données de 1 Roi 6 :1 et que l’on situe l’Exode, non pas à 480 ans, mais plutôt à 288 ans (=480×6/10) avant la construction du Temple de Salomon en 966, on tombe cette fois en 1254, soit précisément à l’intérieur du règne de Ramsès II.

Mais si cette théorie semble intéressante, est-il possible d’en faire la preuve?

En corrigeant toutes les dates du récit des Patriarches (pas seulement quelques-unes) afin de les comparer aux données historiques connues sur le règne du roi Hammourabi, je propose une nouvelle interprétation du récit, qui cette fois, colle à la réalité. La précision avec laquelle plus d’une douzaine de dates, qui s’étendent sur plusieurs générations, se vérifient, confirme qu’il ne peut s’agir du hasard.

Par ailleurs, la science de la dendrochronologie nous permet de connaître avec précision les périodes de sécheresses vécues au Bronze moyen. Celles-ci correspondent parfaitement aux deux famines que vécurent Abraham et Joseph, lorsque celles-ci sont interprétées correctement.

Ce texte est une adaptation des pp. 101 à 107 de Quiproquo sur Dieu.
Copyright ©️ 2009 Bernard Lamborelle


Dernière édition par Aroya le Lun 17 Aoû 2009 - 16:39, édité 1 fois
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ariel232

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MessageSujet: Re: Quiproquo sur Dieu   Lun 17 Aoû 2009 - 16:38

Ne pas confondre CRÉATURE et CRÉATEUR DE TOUTES CHOSES...

L'homme n'est à l'origine que de sa pensée, il déchiffre, et c'est dans l'humilité et non l'orgueil qu'il crée et connait pour le bien et le beau...
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Aroya

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MessageSujet: Re: Quiproquo sur Dieu   Lun 17 Aoû 2009 - 17:18

Justement Ariel, attribues-tu, pour prendre un sujet qui te préoccupe, la condamnation de l'homosexualité à la créature ou au créateur de toute chose ?

Sodome réhabilitée : Dieu n’a jamais condamné l’homosexualité
http://bernardlamborelle.blogauteurs.net/blog/societe/sodome-rehabilitee-dieu-n%E2%80%99a-jamais-condamne-l%E2%80%99homosexualite/
Publié par Bernard Lamborelle le 12 mai 2009

Le 17 mai est la journée internationale contre l’homophobie. Dans le contexte religieux, l’homophobie trouve sa source historique dans le Chapitre 19 du récit de la Genèse lorsque Dieu détruit Sodome sous prétexte que ses habitants s’adonnent à l’homosexualité (d’où l’origine du mot « sodomiser »).

Bien que notre société ait grandement évolué, beaucoup d’homosexuels subissent encore les violences de concitoyens intolérants qui s’appuient largement sur les Écrits bibliques pour les humilier et les condamner.¹ Quant aux homosexuels croyants, ils vivent toujours leur foi avec un sentiment de culpabilité.

Quiproquo sur Dieu rétablit enfin les faits. Cet essai historique apporte un éclairage nouveau sur le sujet en donnant son vrai sens à l’histoire de Sodome. La Bible nous apprend que cette ville est « attaquée » à deux reprises : d’abord par quatre rois venus mater ses citoyens et plus tard par « Dieu ».

Le récit de la première attaque peut se résumer ainsi (voir Gn 14) :

Citation :
Au terme d’une servitude de douze ans imposée par un roi lointain, les citoyens de Sodome se révoltent. Trois autres rois viennent lui prêter main-forte pour les mâter et faire un exemple : ils pillent la ville et s’enfuient avec ses habitants dont fait partie Lot, le neveu d’Abraham. En apprenant que ce dernier a été fait captif, Abraham se lance à leurs trousses, les défait et récupère le butin volé et les personnes.
On s’attendrait à ce que les quatre rois cherchent à se venger, mais contre toute attente, selon l’interprétation classique, c’est « Dieu » qui détruit la ville sous prétexte que ses lois ne sont pas respectées. Et il aura préalablement pris soin de faire Alliance avec Abraham (Gn 15).

Pourquoi « Dieu » paraît-il aussi partial ? Car si les gens de Sodome refusent de se soumettre, le reste du récit démontre qu’ils savent témoigner de la gratitude envers Abraham. Celui-ci cherche même à raisonner « Dieu » pour qu’il les épargne.

Dans Quiproquo sur Dieu, j’avance, preuves à l’appui, que Sodome n’a pas été détruite par « la foudre de Dieu » mais par un roi intransigeant qui voulait faire un exemple de cette ville rebelle.

Dans ce contexte, le récit de la deuxième attaque contre Sodome (Gn 19) doit plutôt être interprété comme suit :

Citation :
Excédés par cette autorité étrangère, les habitants de Sodome refusent de s’y soumettre. Ils cherchent à la défier et à lui envoyer un message clair. C’est donc pour leur faire ressentir l’humiliation de la soumission qu’ils vivent quotidiennement que les habitants en colère choisissent de « sodomiser » les représentants du pouvoir central venus les menacer de les punir.²

Insultés au plus haut point par cet affront, les messagers font part à leur maître de l’état de révolte de la population. Constatant qu’il sera impossible de mater ce début de rébellion, le roi comprend qu’il doit intervenir avec force pour l’exemple : il presse Lot, le neveu d’Abraham, de partir avec sa famille et détruit la ville sans autre forme de procès.
Voilà qui est nettement plus réaliste³. C’est donc à partir d’une mauvaise interprétation des textes anciens, - où l’on aura confondu les notions de « dieu », de « demi-dieu » et de « seigneur » - que les croyants auront attribué à « Dieu » la condamnation de l’homosexualité.

Contrairement à l’interprétation théologique classique, la destruction de Sodome n’a donc rien à voir avec la condamnation de la pratique de l’homosexualité ou de la recherche du plaisir charnel. De plus, elle n’est pas l’œuvre de Dieu, mais celle du personnage historique démasqué dans Quiproquo sur Dieu au terme d’une enquête historique passionnante.

Dépourvu de tout fondement religieux, l’homophobie apparaît enfin pour ce qu’elle a toujours été : un réflexe primitif de rejet alimenté par l’ignorance qui ne vise qu’à brimer le droit de l’autre à la différence.

Il est grand temps de redonner ses lettres de noblesse à la ville de Sodome, à ses habitants ainsi qu’à tous les gais et lesbiennes de la terre!

Cet article est dédié à Mahmoud Asgari et Ayaz Marhoni, ces deux adolescents iraniens de la province du Khuzestan, qui ont été pendus publiquement sur la place de Mashhad, dans le nord-est de l’Iran, le 19 juillet 2005.

¹ Selon Statistique Canada, le taux de violence subie par les gais et les lesbiennes (242 incidents pour 1 000 habitants) est environ 2,5 fois plus élevé que celle subie par les hétérosexuels (99 incidents pour 1 000 habitants). Quant aux bisexuels, il est 4 fois supérieur (415 incidents de pour 1 000 habitants) à celui des hétérosexuels.

² Dans la Bible, ces représentants sont des « anges ». Mais ce terme vient du grec « αγγελος » qui signifie « qui fait office de messager ». Le Pentateuque ne fait aucune mention des ailes qui leur ont été rajoutées bien plus tard. Voir : La Civiltà Cattolica, 3795-3796, 2-16 Août 2008, pp. 327-328

³ J’invite tous les sceptiques à se procurer mon livre pour une démonstration complète
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ariel232

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MessageSujet: Re: Quiproquo sur Dieu   Lun 17 Aoû 2009 - 17:59

Ne pas confondre CRÉATURE et CRÉATEUR DE TOUTES CHOSES...

L'homme n'est à l'origine que de sa pensée, il déchiffre, et c'est dans l'humilité et non l'orgueil qu'il crée et connait pour le bien et le beau...

L'homosexualité est un crime contre nature, puni par une immuno déficience (aids, qui n'est pas un virus) et des problèmes karmiques.



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MessageSujet: Re: Quiproquo sur Dieu   Lun 17 Aoû 2009 - 18:13

Citation :
L'homosexualité est un crime contre nature, puni par une immuno déficience (aids, qui n'est pas un virus) et des problèmes karmiques.

Je crois qu'on n'a pas le droit de laisser dire ça par quelqu'un. C'est vraiment minable ce que tu dis Ariel ! Comme si les homosexuels étaient puni par la nature non mais tu réfléchis quand tu écrits?! Bouffon!
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Aroya

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MessageSujet: Re: Quiproquo sur Dieu   Lun 17 Aoû 2009 - 19:04

Ariel232 a écrit:
L'homosexualité est un crime contre nature, puni par une immuno déficience (aids, qui n'est pas un virus) et des problèmes karmiques.
PROUVE-LE !

Ce qui est puni, et qui est contraire à la philosophie d'unification et de respect des peuples prônée par notre mouvement, c'est ça :
« De même que la xénophobie, le racisme ou l'antisémitisme, l'homophobie est une manifestation arbitraire qui consiste à désigner l'autre comme contraire, inférieur ou anormal.»

La loi du 30 décembre 2004 crée la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité et dispose en son titre 3 en complément de la loi sur la presse de 1881 de stipulations plus spécifiques qui font notamment des délits de l'injure, la diffamation, l'incitation à la haine ou à la discrimination à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap.

Article 20 Après le huitième alinéa de l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Seront punis des peines prévues à l'alinéa précédent ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap ou auront provoqué, à l'égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal. »

Article 21 La loi du 29 juillet 1881 précitée est ainsi modifiée : 1° Après le deuxième alinéa de l'article 32, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Sera punie des peines prévues à l'alinéa précédent la diffamation commise par les mêmes moyens envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap. » ; 2° Après le troisième alinéa de l'article 33, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Sera punie des peines prévues à l'alinéa précédent l'injure commise dans les mêmes conditions envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap. »
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MessageSujet: Re: Quiproquo sur Dieu   Lun 17 Aoû 2009 - 22:39

L'homosexualité est un crime contre nature, puni par une immuno déficience (aids, qui n'est pas un virus) et des problèmes karmiques.
Tu as subi un endoctrinement la Ariel, aids ne vient pas d'eux, et il n'est pas un crime on a l'exemple dans la nature, les dauphins, bonobos pour ne citer qu'eux , les pb karmiques si il y en a c surement du a la persecution de certains.....



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MessageSujet: Re: Quiproquo sur Dieu   Sam 29 Aoû 2009 - 23:08

Les grands singes qui ont une descendance assurée grâce à leur tribu et à un environnement favorable (abondance des ressources) tisse des liens "sentimentaux" et sexuels avec des congénères du même sexe ....
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MessageSujet: Re: Quiproquo sur Dieu   

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