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 Le Conseil de l’Europe est favorable à l’interdiction de la fessée

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MessageSujet: Re: Le Conseil de l’Europe est favorable à l’interdiction de la fessée   Dim 6 Sep 2009 - 22:06

Citation :
- La parentalité est l'ensemble des pratiques éducatives (savoir-être et savoir-faire) destinées aux enfants dans les situations quotidiennes avec le soucis de prévenir la maltraitance et de promouvoir la bien-traitance.
A y est, tu m'as sortie la définition. Je savais que tu me le ferais un moment ou un autre - lol
Bon alors pour m'exprimer afin d'être objectif face à monsieur larousse, je parlais plutôt d'instinct maternel et paternel ainsi que de la forme spirituel d'être parent...
Pitet que là, cela éclairera sur ce que j'ai dit précédemment Embarassed

A partir de là, on peut voir que l'instinct de parent est inné. Prenons les animaux : un animal de zoo qui aura été enlevé à sa famille (sans connaitre ses parents) et placé dans un autre zoo et qui, à son tour a des enfants. Même si l'animal n'a pas appris a être maman, il saura exactement quoi faire. Le but en étant parent étant de propager au mieux sa descendance, de la protéger au maximum pour que, à son tour, celle-ci en diffuse, le patrimoine génétique ainsi conservé par les générations successive. Dans la phase où l'animal doit protéger son enfant, dans la protection est comprise celle qui est immédiate (protection face aux différents prédateurs) et appliquer un apprentissage qui le protège pour sa vie futur. Dans le cadre où l'animal n'a rien appris, il est absolument fantastique de voir la manière comment il éduque son enfant car il fait exactement comme ses ancêtres.

Alors il doit falloir différentié, je pense, deux concepts :
l'éducation (que j'appellerai) de la vie
l'éducation mimétique

Après qu'est-ce que l'on peut mettre dans l'un ou l'autre, je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est qu'à l'instant où ma fille s'est mise à crier en sortant du ventre de ma femme, j'ai su ce que je devais faire. Comment la tenir, la changer, lui parler, l'aimer, etc
Bien sûr, cela évolue à cause de l'environnement sociétal. Mais ce que je voulais dire c'est que ce déclic se ressent pas au niveau d'un quelconque bouquin, plus rien n'existe, c'est vraiment quelque chose qui vient d'un endroit le plus reculé de la conscience. Le fait de garder le côté mystique de la naissance et quelque chose de très important. L'émotion que cette dernière procure est la plus intense que l'Homme ressentira au cour de sa vie.

L'éducation "par" la fessée est un problème de société. Les gens n'ont pas conscience de la portée de leur geste et veulent tout simplement garder le contrôle et ne pas perdre de temps. Car depuis plusieurs générations, on nous enseigne que le temps c'est de l'argent. A quoi bon s'occuper des désirs de l'enfant dans une société qui te condamnera d'office. On vous sort des images violentes qui vous conditionne dès le plus jeune âge, on inculte la peur de l'autre y compris dans ses propres enfants, on "surmédicalise" les enfants, on terrifie les parents par l'infini de possibilité de se faire enlever ses enfants, on les entoure par une armée de gens "bien pensant" qui exploite et sape l'autorité des parents, etc etc...

Aroya, tu ne peux te rendre compte avec toutes les belles idées que tu as cité, les difficultés des parents. Oui, la fessée est dommageable, mais encore faut-il respecter les parents. Comment voulez-vous que les parents ne craquent pas en étant harcelaient de toute part ! Vous vous rendez même pas compte des jugements et des enclumes Damoclès (oui car vu le nombre d'épées...) qui planent au-dessus de nos têtes en permanence. Et à cause de tout cela, du système même tout entier, il ne faut pas s'étonner de la fessée.

On peut faire une éducation sans la fessée mais pour certain gamin cela ne marchera jamais. Quand je vois des enfants qui crachent (réellement) sur leurs parents avant de les insulter et de les gifler, ce n'est pas forcement leurs parents qui leur ont appris à leur faire ça mais l'ensemble de la société d'aujourd'hui.

Jamais je ne me serais permis de faire ça à mes parents et encore même aujourd'hui. Et vous, je suis sûr que c'est pareil !!

Alors c'est pour ça que je ne veux ni défendre la fessée et ni l'interdire.
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FoxT

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MessageSujet: Re: Le Conseil de l’Europe est favorable à l’interdiction de la fessée   Dim 6 Sep 2009 - 22:29

Citation :
un animal de zoo qui aura été enlevé à sa famille (sans connaitre ses parents) et placé dans un autre zoo et qui, à son tour a des enfants. Même si l'animal n'a pas appris a être maman, il saura exactement quoi faire.

T'es sûr de ça ?
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nam-or

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MessageSujet: Re: Le Conseil de l’Europe est favorable à l’interdiction de la fessée   Dim 6 Sep 2009 - 22:36

FoxT a écrit:
Citation :
un animal de zoo qui aura été enlevé à sa famille (sans connaitre ses parents) et placé dans un autre zoo et qui, à son tour a des enfants. Même si l'animal n'a pas appris a être maman, il saura exactement quoi faire.

T'es sûr de ça ?
C'est clair, moi aussi j'aurais tendance à remettre ça en doute, y compris pour les humains.
Y a-t-il est études qui ont prouvé l'existence d'un "instinct" parental inné chez les animaux qui ont une culture (surtout chez l'homme) ?
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Aroya

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MessageSujet: Re: Le Conseil de l’Europe est favorable à l’interdiction de la fessée   Lun 7 Sep 2009 - 2:05

Il existe bien chez l'animal un gène de l'instinct maternel, le peg3 découvert en 1999 (1). Les souris qui ne sont pas dotées de ce gène négligent purement et simplement leurs petits, au point de les laisser mourir. Mais l'existence de ce gène ne signifie pas que l'instinct maternel ne dépend que de lui. Les choses sont bien plus complexes : c'est ce qu'a entreprit de décrire Davis Sarah Blaffer Hrdy - sociobiologiste, primatologue et anthropologue, membre de l'Académie des sciences américaine, professeur émérite d'anthropologie à l'université de Caroline - dans son ouvrage Les Instincts maternels. Pour l'auteur, il ne fait aucun doute qu'il existe des mécanismes biologiques qui attachent la mère à son petit. Mais ces mécanismes ne sont pas des pulsions aussi implacables que le besoin de manger ou de dormir. Pour passer de la prédisposition à l'amour maternel effectif, il y a une cascade de logiques qui s'enchaînent (2) :

Citation :
Les chercheurs ont mis en évidence chez les mammifères une zone spécifique du cerveau (située dans l'hypothalamus) qui stimule les comportements d'élevage. Cette zone cérébrale est sous la dépendance d'une famille de gènes appelés « gènes fos ». Une souris dépourvue du gène fosB ne sait pas s'occuper de ses petits et les délaisse. Le mécanisme est en fait plus subtil. C'est l'odeur des petits qui déclenche l'activation de ce gène, qui lui-même participe à la production d'hormones spécifiques stimulant la réaction maternelle. Un élément intermédiaire est donc à prendre en compte : l'odeur des petits. Tous les gens qui ont vécu à la ferme savent qu'il ne faut pas toucher les lapereaux tout juste nés. Imprégnés d'une odeur étrangère, ils ne seront plus reconnus par leur maman, qui les tuera sans pitié. Inversement, si l'odeur familiale est appliquée à un rejeton d'une autre espèce, la mère va s'attacher amoureusement à lui. C'est ainsi qu'une chatte pourra s'occuper d'un petit lapin ou d'un chiot. On a vu récemment une femelle lion s'amouracher d'une petite antilope, sa proie favorite habituelle ! Un autre mécanisme déclencheur du comportement maternel provient de la prolactine, une hormone qui produit la lactation chez les jeunes mères. La montée de lait déclenche chez les jeunes mères des pulsions maternantes. Il arrive que des jeunes femmes qui n'avaient jusque-là éprouvé aucun sentiment particulier pour les bébés, et redoutaient même de devoir s'en occuper, changent complètement à la naissance d'un enfant.

Hormones, odeurs, gènes... il existe donc de puissants motifs biologiques pour encourager les mères à s'occuper de leurs petits. Mais cela suffit-il à faire de toutes les jeunes femmes des mères aimantes et attentionnées ? En aucun cas. Après avoir décrit quelques bases biologiques de la maternité, S. Blaffer Hrdy rappelle que certaines mères sont négligentes, d'autres distantes ou même maltraitantes à l'égard de leurs petits. Certaines préfèrent un enfant à un autre, se choisissent des souffre-douleur. Pire : certaines mères pratiquent l'infanticide. L'auteur a été un des premiers chercheurs à montrer l'importance de l'infanticide dans le monde animal : scarabées, araignées, souris, écureuils, ours, hippopotames, loups pratiquent l'infanticide. Le plus souvent, il s'agit de meurtres commis par des mâles qui viennent de s'emparer d'un harem et se débarrassent des enfants présents. Mais l'infanticide est aussi le fait de mères qui opèrent un choix dans leur portée et abandonnent ou dévorent certains de leurs petits. L'infanticide est aussi présent dans les sociétés humaines. Et il n'est pas aussi rare qu'on pourrait l'imaginer. Dans beaucoup de sociétés primitives, c'est une pratique courante lorsque l'enfant est handicapé, ou que l'on ne connaît pas de moyen de contraception, ou encore faute des ressources nécessaires pour s'en occuper. Les infanticides ont été décrits autant chez les Yanomanis du Brésil que chez les Kungs d'Afrique du Sud. On sait que dans l'Antiquité, tout comme en Asie aujourd'hui, l'infanticide des petites filles a été pratiqué de façon sans doute massive.

L'abandon est un autre phénomène de masse à l'échelle historique. L'historien John Boswell a rassemblé des données sur les abandons d'enfants en Europe, de la fin de l'Antiquité à la Renaissance. Les résultats sont effrayants. Rome, dans les trois premiers siècles de notre ère, a connu des taux d'abandon de l'ordre de 20 à 40 % des enfants nés vivants ! Au Moyen Age et à la Renaissance, l'abandon d'enfant devient un problème social de grande ampleur amenant les Eglises et les gouvernements à fonder des centres d'accueil. En 1640, 22 % de tous les enfants baptisés à Florence étaient des enfants abandonnés. En Toscane, à la même époque, ils représentaient 10 % des naissances.

L'importance de l'abandon et de l'infanticide suffit à remettre en cause l'idée d'un instinct maternel irrépressible. Certes, les mères qui se débarrassent de leurs enfants ont d'impérieuses raisons : la pauvreté, la solitude, l'enfant illégitime qu'il faut éliminer, le désarroi... La plupart des femmes qui s'y sont résolues l'ont fait la mort dans l'âme. Mais le fait même qu'elles aient cédé à ces pressions sociales prouve que l'instinct ne commande pas tout et qu'on peut lui désobéir. Infanticide, abandon, mise en nourrice, maltraitance... En somme, il ne faisait pas bon être enfant dans les temps anciens. Voilà pourquoi, selon S. Blaffer Hrdy, il a fallu que les enfants déploient des stratégies pour séduire les adultes et empêcher qu'on les rejette. Car l'amour maternel ne vient pas que de la mère : il suppose une intervention active de l'enfant pour se faire aimer. En termes évolutionnistes, plusieurs stratégies de séduction sont déployées par les nourrissons. Il y a d'abord les pleurs et les sourires. Les cris de bébé, tout comme les miaulements du petit chat, provoquent spontanément des réactions de compassion. De même, plus tard, la physionomie du nourrisson : grands yeux, visage rond, petite main potelée sont des prototypes qui stimulent chez l'adulte l'attendrissement. Et ce mécanisme ne touche pas que la mère mais aussi les personnes alentour. (...)

Au final, la thèse centrale de l'auteur est que l'instinct maternel n'agit pas comme un programme infaillible. Il opère plutôt par une série continue de détonateurs, qui peuvent ou non s'amorcer, selon les circonstances ou les réactions à l'environnement. « Au lieu des vieilles dichotomies entre nature et culture, il faut s'intéresser aux interactions complexes entre gènes, tissus, glandes, expériences passées et signes de l'environnement, y compris les signaux sensoriels lancés par les nourrissons et les individus proches. »
Il faut maintenant pointer les limites de cet instinct parental dans la charge des enfants, et se référer à l'impact de la culture :

Citation :
Elisabeth Badinter avait écrit en 1980 un livre choc, L'Amour en plus (Flammarion). Loin d'être une donnée naturelle, un instinct inscrit dans les gènes des femmes, l'amour maternel serait profondément modelé par le poids des cultures. Son dossier - bien ficelé - était de nature à ébranler les certitudes. Reprenant les travaux sur l'histoire de l'enfance, l'auteur en concluait que l'idée d'un amour maternel était une idée relativement neuve en Occident, qu'elle datait précisément des environs de 1760. Auparavant, du fait du nombre d'enfants qui mouraient en bas âge, des contraintes économiques qui pesaient sur la femme et, surtout, du peu de considération que l'on portait aux enfants (qu'on jugeait comme une sorte d'ébauche grossière d'être humain), l'attention apportée aux petits n'était pas si forte. De fait, le nombre d'enfants abandonnés ou laissés en nourrice montrait que beaucoup de mères n'étaient pas attachées à leurs petits. La littérature révèle aussi un nombre important de mères distantes et parfois brutales. Pour E. Badinter, ce n'est qu'à la fin du xviiie siècle que le rôle de mère a été valorisé et que le regard sur l'enfance a changé. C'est alors que l'on a enfermé les femmes dans le rôle de mère nourricière exigeant un dévouement total à sa progéniture.
Ce qui ressort de ces extraits, c'est que l'instinct parental seul, qui est en partie inné, est complètement insuffisant pour mener à bien l'émancipation et l'éducation de ses enfants. C'est là qu'intervient la nécessité d'apprentissage et de formation à l'éducation, qui est donc un processus acquis.

darshounet a écrit:
A y est, tu m'as sortie la définition. Je savais que tu me le ferais un moment ou un autre - lol
Bon alors pour m'exprimer afin d'être objectif face à monsieur larousse, je parlais plutôt d'instinct maternel et paternel ainsi que de la forme spirituel d'être parent...
Le pouvoir des mots n'est pas à négliger. Si j'ai définis parentalité et éducation parentale, c'est pour que nous puissions nous exprimer et débattre sur des bases comprises et acceptées par tous, et non sur de vagues concepts. Car manifestement, tu ne les utilisais pas comme ils le sont couramment. De plus, tu ne faisais aucune distinction entre ces termes avant l'objection qui t'as contraint à les nuancer.

Mais le principal est d'avancer dans notre réflexion. Admets-tu maintenant que l'instinct est insuffisant à lui-seul pour mener à bien l'éducation de ses enfants, même si le temps le permet ?

darshounet a écrit:
On peut faire une éducation sans la fessée mais pour certain gamin cela ne marchera jamais.
Pourquoi ça ?

darshounet a écrit:
Quand je vois des enfants qui crachent (réellement) sur leurs parents avant de les insulter et de les gifler, ce n'est pas forcement leurs parents qui leur ont appris à leur faire ça mais l'ensemble de la société d'aujourd'hui.
Effectivement, le rôle des parents n'est pas entier dans le comportement des enfants. Il y a deux cadres qui l'influencent : l'école et la famille, les relations sociales étant le lien commun entre ceux-ci. Une éducation parentale peut donc être correcte mais pour autant donner lieu à des comportements déviants : la cause se trouve dans l'interaction avec les autres (qui n'ont pas forcément reçu une éducation correcte), ou dans une moindre mesure, dans l'autorité scolaire (dont la fonction n'est pas remplie).

Les interactions se révèlent plus influentes sur les comportements dans l'adolescence, où les fréquentations ont des conséquences plus grandes que celles de l'éducation parentale. Mais à l'enfance, les parents sont encore érigés au statut de "modèle" et peuvent rectifier le tir si l'enfant devient irrespectueux ou violent. C'est donc bien à eux, et à l'école, que revient la charge de les corriger.

(1) http://www.liberation.fr/sciences/0101278886-l-instinct-maternel-herite-du-pere-chez-les-souris-c-est-le-male-qui-transmet-le-gene-du-maternage
(2) http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_article=2849
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MessageSujet: Re: Le Conseil de l’Europe est favorable à l’interdiction de la fessée   Lun 7 Sep 2009 - 2:42

Sans commentaire, je t'approuve !!!
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MessageSujet: Re: Le Conseil de l’Europe est favorable à l’interdiction de la fessée   

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