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 Texte - Base documentaire, socialisme mondial

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Aroya

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MessageSujet: Texte - Base documentaire, socialisme mondial   Jeu 29 Jan 2009 - 18:47

Socialisme mondial N°28 (1985) : Une société sans argent
Extrait :

Une Societe Sans Argent

Depuis toujours je suis convaincue de l'inutilité de l'argent, de sa nocivité. Il est à la racine de toutes les déviations, il pourrit tout ce qu'il touche. Et cela me semble si évident qu'il me paraît superflu d'insister.

Partant de cette conviction, le tout est de savoir si l'on peut concevoir et mettre sur pied une organisation sociale sans argent, l'argent étant entendu comme «monnaie d'échange», le supprimer et ne pas chercher à le remplacer par quoi que ce soit.

Cela est dans certaines sociétés dites primitives, mais peut-on réaliser une société évoluée où, enfin, tout serait gratuit (et donc, au premier chef, le travail), où tout serait donné ? Où les besoins de chacun seraient satisfaits par ceux-là même qui les éprouvent en leur permettant de «prendre» librement ce qui leur est nécessaire.

Cela correspondrait enfin à la formule vieille et usée mais jamais appliquée «un pour tous, tous pour un».

Est-ce réalisable ? Oui, J'en suis convaincue, mais encore faut-il me le prouver. Et si je me le prouve, je le prouve en soi.

L'enfant naît.

Quels que soient ses parents, ses besoins sont les mêmes (ce qui diffère dans notre société, c'est leur satisfaction). D'abord ses besoins essentiels de survie: être nourri, vêtu, logé, protégé; puis ses besoins d'instruction, d'éducation : physique, mentale et caractérielle, pour devenir adulte; enfin une activité adaptée aux dons, facultés, aspirations de chacun, de l'âge adulte à la mort - car chaque être éprouve le besoin de se réaliser et de se sentir utile par l'action (celle-ci allant des travaux matériels les plus simples, aux travaux intellectuels les plus ardus, les plus subtils ou les plus artistiques).

Pour satisfaire ces besoins, l'homme possède une tête, des mains et des membres; et il dispose de la terre et de tous ses produits (y compris marins) et des matières premières qu'elle contient. Ces éléments et eux seuls (pas l'argent), lui permettent d'être le créateur des produits qui lui sont nécessaires, ou utiles, ou simplement agréables, plaisants.

La monnaie d'échange n'est qu'un procédé artificiel inventé de toutes pièces et exploité par les uns contre les autres en créant des hiérarchies et des suprématies injustifiées.

Une société sans argent, cela revient à quoi ?

- à ce que chaque être travaille gratuitement,
- à ce que tout ce qui est créé soit mis gratuitement à la disposition de tous.

Pourquoi cela paraît-il impossible alors que la première objection est que cela paraît trop simple ?

J'y vois deux raisons:

- on se heurte à une conception si ancrée de la société actuelle que toute autre paraît inconcevable;
- et à une conception de l'homme le définissant comme inapte à tout autre mode de vie collective, et inéducable.

Or la base de toutes nos sociétés est l'argent, qui ne permet de vivre que contre autrui et non avec. Pourquoi ne remonte-t-on jamais à cette unique cause, à cet unique principe sur lequel notre société de profit est fondée, et qui veut que l'on ne puisse rien se procurer que contre une valeur d'échange équivalente ?

L'échange, c'est ne donner rien pour rien. C'est la négation du don gratuit.

Le système même, le principe, suppose le mépris de l'homme, l'idée que l'homme ne peut être généreux, qu'il est incapable de s'épanouir, de se réaliser s'il n'est sollicité par un profit personnel et égoïste.

La possession de l'argent est donc devenue une fin en soi, et les Etats, les partis, les syndicats, ne visent, au mieux, qu'à en organiser la répartition (toujours injuste) et l'équilibre (toujours instable).

Mais l'écrasante majorité des humains souffre d'un tel contexte. Combien se sentent rétrécis, angoissés, perdus, incapables de comprendre les rouages, les mobiles, les plans et les lois auxquels obéissent les gouvernements dont ils dépendent ? Ils sont légion.

Or nous savons (par de multiples exemples passés) que tous peuvent s'adapter à tout autre mode de vie. L'importance de l'influence de l'éducation est telle qu'en une seule génération le comportement de tout un peuple se trouve modifié.

Si l'argent - son gain étant un besoin absolu - a été et est encore un stimulant sur le plan individuel, il est devenu un frein puissant et nuisible sur le plan collectif, mondial, et nous emmène tous, et très vite, vers une fin tragique (que ce soit une guerre, que ce soit une révolution des Etats pauvres contre les Etats riches). Car nous avons actuellement,

- un groupe d'Etats à grand rendement industriel à système capitaliste individuel;
- un groupe de nations à concentration capitaliste d'Etat, et
- les Etats non-industrialisés et défavorisés sur le plan des ressources (mais - et en partie parce que - exploités par les premiers), classés sous la dénomination de Tiers Monde.

Alors que les premiers gâchent ou jettent des produits pour maintenir des prix hauts, que les seconds, depuis bientôt 70 ans, ne créent et ne répartissent que parcimonieusement les biens essentiels pour se maintenir sur le plan défensif, les troisièmes, témoins de tous les gâchis, meurent de faim.

Il serait intéressant de connaître, dans notre économie, la proportion de travailleurs qui se trouvent astreints à une activité consacrée aux exigences de la monnaie d'une part, et d'autre part à des activités également stériles, voire nuisibles (fabrication d'armes, par exemple). L'ensemble des citoyens ne semble pas y penser, tant chacun est obnubilé par le besoin impérieux d'un gain.

Mais, par hypothèse, supprimons l'argent. Nous libérons de ce fait une foule incalculable de bras, de cerveaux, d'énergies humaines, qui lui sont actuellement consacrés : tous les travailleurs des banques (y compris les CCP), des bourses, de l'URSSAF, de la Sécurité Sociale et caisses vieillesse, de la CAF, les caissiers et encaisseurs, les employés de toutes les assurances, de toutes garanties, les percepteurs et agents du fisc, les douaniers, de nombreux guichetiers de services divers, une foule de fonctionnaires ministériels et nous pouvons y ajouter tous les travailleurs qui se consacrent à la fabrication des billets de banque (papier et impression) et de la monnaie. Bien d'autres sans doute, répartis dans le réseau complexe des échanges.

Et toutes ces énergies qui peuvent devenir créatrices !

Et créatrices dans tous les domaines de la vie sociale où chacun y gagnerait, car la puissance de l'argent est pernicieuse dans tous les secteurs, que ce soit l'argent et la santé, l'argent et le logement, l'argent et la qualité des produits, l'argent et les transports, l'argent et le commerce, l'argent et l'éducation, l'argent et le choix de la profession, etc... et chacun de ces secteurs d'activité peut être organisé sans ce poids de l'argent qui est devenu un blocage.

Dans cette société sans argent, basée sur la conscience individuelle et la liberté, les services de police se trouvent singulièrement allégés ainsi que les tribunaux.

Et Il n'y a plus de chômage, plus le moindre, car il n'est dû ni à une sous-consommation, ni à l'évolution des techniques et machines-outils, mais bel et bien et uniquement à la nécessité absolue de toucher un salaire...

Chaque point peut, et doit être, examiné et approfondi, mais a priori il n'y a nul obstacle au bon fonctionnement de chaque secteur d'activité dans la société telle que nous la concevons.


Dernière édition par Aroya le Jeu 29 Jan 2009 - 18:56, édité 1 fois
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Aroya

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MessageSujet: Re: Texte - Base documentaire, socialisme mondial   Jeu 29 Jan 2009 - 18:51

Socialisme mondial N°30 (1987) : Le socialisme et l’écologie
Extrait :

Le socialisme et l’écologie

C’est seulement quand la terre sera devenue le patrimoine commun de tous que l’humanité pourra affronter les problèmes écologiques que pose notre existence en tant que seule espèce animale qui façonne la nature pour subvenir à ses besoins.

Toutes les autres espèces animales ne font que prendre la nature comme ils la trouvent, se nourrissant de plantes et/ou d’autres animaux que la nature fournit spontanément ; en fait, ils font partie, tant pendant qu’après leur vie, de ce que la nature fournit aux autres espèces. Toutes les formes de vie végétale et animale font partie d’un réseau de relations appelé “écosystème” en écologie. Ce système est normalement auto-régulant dans le sens que si un déséquilibre se développe, il est corrigé spontanément, soit par la restauration de l’équilibre antérieur soit par l’établissement d’un nouvel équilibre.

L’espèce animale appelée homo sapiens fait aussi partie de la nature et a dû dériver d’une espèce proche qui, comme les autres, vivait simplement de fruits sauvages de la nature en collectant des plantes et des insectes. Ces préhumains en venaient à se distinguer des autres animaux - devenaient "humains" si l’on veut - quand ils commencèrent à façonner la nature pour subvenir à leurs besoins, par exemple en façonnant des branches et des pierres en outils leur permettant de prendre davantage de la nature qu’ils n’auraient autrement pu le faire. Ainsi un nouveau facteur, potentiellement bouleversant, était introduit dans l’écosystème.

Cette activité humaine - le façonnement de la nature pour subvenir aux besoins - est la production et c’est une activité qu’aucune autre espèce animale n’accomplit. Ceci est plus qu’une simple transformation de la nature puisque, à la limite, toutes les espèces animales transforment la nature pour subvenir à leurs besoins (en y subvenant, en construisant leur habitat, etc . . .), l’équilibre écologique étant en fait l’équilibre entre les transformations de la nature produites par les différents êtres vivants. Mais la nature étant dynamique précisément par le biais de ces transformations, celles-ci peuvent être considérées comme étant spontanées, comme étant en quelque sorte une auto-transformation de la nature. Par contre, les transformations effectuées par l’espèce humaine donnent une nouvelle forme à la nature. Si l’on veut, la nature se transforme, l’être humain la transforme.

L’équilibre écologique

La production bouleverse inévitablement l’équilibre qui existait antérieurement. Ce n’est pas forcément un problème en soi puisque tôt ou tard un équilibre nouveau, différent, se développera, et il n’y a aucune raison à supposer qu’un équilibre particulier soit supérieur à un autre. Ce nouvel équilibre, comme l’ancien, tiendra à s’autoréguler aussi longtemps que de nouveaux changements - tels qu’un changement dans les méthodes productives - n’interviennent pas. Les êtres humains sont bien capables, malgré la production (c’est-à-dire la transformation de la nature) qu’ils opèrent, de s’intégrer dans un écosystème stable. C’était le cas de beaucoup de sociétés “primitives”, qui coexistaient en pleine harmonie avec le reste de la nature, et il n’y a aucune raison inhérente à la nature de la production qui empêche que cela soit possible aujourd’hui, sur la base de la technologie et des méthodes de production industrielles.

Ce n’est pas la production en soi qui est incompatible avec un équilibre viable de la nature - même si toutes les grandes innovations productives, depuis la chasse, le feu et la métallurgie jusqu’à l’agriculture et la domestication des animaux auront été initialement des facteurs bouleversants - mais l’application de certaines méthodes productives faisant fi de l’équilibre naturel ou qui entraînent des changements trop rapides pour permettre à un équilibre nouveau de se développer. Au fond, c’est cela que l’emploi (ou plutôt le mauvais emploi) par le capitalisme des méthodes industrielles de production a fait pendant les deux derniers siècles, et fait toujours aujourd’hui. En tant que système déchiré par des divisions de propriété et de classes, dans lequel les unités productives autonomes se concurrencent pour acquérir des gains économiques à relativement court terme (profits monétaires), le capitalisme est intrinsèquement incapable de prendre en considération les facteurs globaux et à plus long terme que l’écologie nous révèle être d’une importance vitale.

C’est pourquoi c’est seulement lorsque la condition communiste originelle de l’humanité sera restaurée, mais à un niveau mondial et avec l’apport de connaissances technologiques avancées, que les problèmes écologiques liés à la production industrielle et à l’approvisionnement de quelque 6 milliards de membres de l’espèce humaine pourront être réellement résolus. Bien entendu, le capitalisme doit finalement faire face aux problèmes écologiques engendrés par sa course au profit, mais seulement après coup, après avoir fait les dégâts. En effet le capitalisme va d’une crise énergétique à une autre, utilisant des sources nouvelles quand les anciennes se sont épuisées ou sont devenues trop chères ; il pille les sources l’une après l’autre selon que leur coût est relativement bas, et sans aucun souci pour l’avenir.

Porte-parole de la nature

Les êtres humains occupent une place unique dans la nature. Non seulement nous sommes la seule espèce qui façonne la nature, qui produit, et donc l’espèce dont les activités sont de loin les plus bouleversantes potentiellement, mais encore sommes nous la seule partie de la nature qui, au moins en principe, puisse choisir son modèle de comportement. Nous sommes ce que le philosophe américain Murray Bookchin a appelé “le porte-parole auto-conscient de la nature” et en tant que tels nous avons une responsabilité spéciale envers le reste de la nature : nous sommes la seule espèce animale capable de prendre des mesures pour assurer qu’un équilibre écologique viable est maintenu dans la nature.

Bookchin a tenté de tirer de ce fait une “éthique” dans le sens d’un code de comportement qui règle ce que les sociétés humaines doivent et ne doivent pas faire : nous devons nous abstenir d’utiliser des méthodes productives incompatibles avec un équilibre qui ne peut être soutenu par la nature, ou plus positivement, nous ne devons employer que les méthodes de production qui sont compatibles avec un tel équilibre. Bien entendu, il ne s’agit pas de choisir des méthodes de production particulières en marge de la structure sociale, mais des objectifs, et donc la structure même de la société.

Rapport viable et stable

Les principes écologiques imposent à l’humanité l’établissement d’un rapport viable et relativement stable avec le reste de la nature. La société humaine, surtout dans ses aspects productifs, doit s’intégrer dans la nature dans le sens que, si elle puise dans la nature, elle doit le faire de telle sorte que la nature puisse se restaurer ensuite ; un équilibre stable doit établi et maintenu. De cette façon le rapport société humaine/reste de la nature peut être soutenu sans les conséquences dangereuses que nous connaissons aujourd’hui en régime capitaliste, même en gardant un appareil productif industriel.

Dans la pratique cela implique une société qui, tout en restant industrielle, utilise autant que possible des sources renouvelables d’énergie et de matières premières, et qui pratique le recyclage systématique des matériaux non-renouvelables ; une société qui, une fois trouvé l’équilibre approprié avec la nature (y compris une population mondiale stabilisée dont les besoins matériaux seraient satisfaits convenablement), tendrait vers un niveau de production stable, voire vers la “croissance zéro” (ce que Marx appelait la “reproduction simple”). Cela ne veut pas dire que les changements sont à exclure par principe, mais tout changement (par exemple, l’application à la production des avancées dans ce que Bookchin appelle “l’éco-technologie”) devra respecter les principes écologiques, en s’effectuant à un rythme que le reste de la nature peut suivre en s’y adaptant.

Manifestement, une société divisée en classes et orientée vers la production pour le profit est incompatible avec l’accomplissement par les êtres humains de leur responsabilité envers le reste de la nature, ceci parce que, en tant que système régi par des lois économiques qui s’imposent comme contraintes externes sur les activités productives humaines, une telle société ne permet pas un choix libre des méthodes productives et est obligée en fait d’adopter celles qui servent le profit plutôt que des considérations écologiques. Avec pour conséquences la pollution, le pillage des sources non-renouvelables et le gaspillage que nous subissons aujourd’hui.

Nous ne pouvons assurer notre responsabilité en tant que “porte-parole auto-conscient de la nature” que dans, et en établissant une société sans propriété ni profit où les êtres humains seront libres de choisir quelles méthodes productives employer, parce qu’elle sera libérée des lois économiques incontrôlables de la recherche de profits et de l’accumulation du capital. En bref, seule une société socialiste mondiale, basée sur la possession communautaire et la gestion démocratique des ressources mondiales, est compatible avec la responsabilité humaine envers le reste de la nature.
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MessageSujet: Re: Texte - Base documentaire, socialisme mondial   Jeu 29 Jan 2009 - 18:55

Socialisme mondial N°21 (automne 1982) : Le socialisme, monde sans argent
Extrait :

Le socialisme : monde sans argent

C’est l’abondance qui permettra la réussite du socialisme. La technologie créée par les travailleurs sous le capitalisme est déjà capable de fournir une production en abondance dans tous les domaines, et pratiquement du jour au lendemain. Cette technologie est pour l’instant à la fois tenue en rênes par la classe capitaliste et gaspillée en quantités considérables dans des activités non-productives (armements, police, activités bancaires et financières, etc…), mais les structures sont là et le jour où elles seront véritablement mises au service de l’humanité, alors, ce jour-là, nous connaîtrons l’abondance.

Mais il faudra d’abord être consciemment débarrassé du système d’économie capitaliste, car ce système-ci ne produira jamais l’abondance. Ce n’est pas dans sa nature. L’argent sert à rationner la consommation dans ce système qui, bien qu’ayant les moyens de produire assez de tout pour tous, ne le fait pas. Mais dans une société où l’abondance règnerait il n’y aurait nul besoin de ce genre de rationnement et l’argent, étant devenu inutile, périmé, disparaîtrait tout naturellement.

Le rôle de l’argent est de rationner ce que les gens peuvent se procurer et ceci est nécessaire dans le capitalisme où l’on ne produit pas du tout suffisamment pour satisfaire les besoins de tous. Donc, seuls peuvent obtenir ce dont ils ont besoin ceux qui ont de l’argent et même ceux-là sont rationnés par la quantité d’argent qu’ils reçoivent en salaire. Le capitalisme n’utilise pas la technologie remarquable qu’il a créée pour produire assez pour tous, mais dès qu’il sera aboli et remplacé par un système qui saura utiliser cette technologie et qui cessera de limiter artificiellement la production, alors il n’y aura plus besoin de rationner la consommation et il n’y aura plus besoin d’argent. Les gens pourront immédiatement se servir selon leurs besoins.

Le socialisme naîtra des conditions matérielles qui le rendent possible, et ces conditions étant les mêmes dans tous les pays industriellement développés, il est logique de dire que le passage au socialisme se fera simultanément partout. Le capitalisme est un système mondial et le jour où il sera remplacé il le sera donc par un système également mondial, ne serait-ce que parce que ce sont les conditions mêmes du capitalisme qui amèneront les travailleurs à désirer le socialisme, et ces conditions étant fondamentalement les mêmes dans tous les pays développés, elles produiront les mêmes effets partout.

Pour ce qui est des pays non encore développés, ils s’adapteront au nouveau système mondial comme beaucoup le font en ce moment avec le système mondial actuel, à savoir le capitalisme. On pourrait même dire que pour une société relativement primitive, le passage au socialisme serait nettement moins traumatique que ce qui se passe aujourd’hui quand ces sociétés doivent passer au capitalisme.

Certains pensent que la Russie et la Chine ont tenté d’instaurer le socialisme et en ont été empêchées par des pressions extérieures. Mais les conditions matérielles dans ces pays agricoles et arriérés n’étaient pas ce qu’il fallait pour l’établissement du socialisme et Lénine l’avait reconnu, disant que le capitalisme d’Etat serait un premier pas en avant.

Le chômage pourrait sembler inexistant dans ces pays tout simplement parce que les gens doivent automatiquement accepter tout travail qui leur est offert, y compris entrer dans l’armée, et aussi parce que beaucoup de travailleurs agricoles, officiellement employés, ne travaillent en fait qu’une partie de l’année. N’oublions pas qu’en Russie être au chômage est illégal!

Par ailleurs, les populations de ces pays à régime autoritaire connaissent certains problèmes spécifiques (niveau de vie très bas, manque de liberté politique) auxquels s’ajoutent tous les autres problèmes qui sévissent dans les pays ouvertement capitalistes: corruption, criminalité, taux de suicide élevé, menace de guerre. On ne peut donc dire que la Russie ou la Chine aient jamais été socialistes, ni que leur version du capitalisme marche mieux qu’une autre.
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MessageSujet: Re: Texte - Base documentaire, socialisme mondial   Jeu 29 Jan 2009 - 19:04

Supprimons la monnaie ! (1934) de Gustave Rodrigues
Extrait :

Mais l’effet le plus remarquable du progrès technique, c’est de faire sortir du cercle du commerce et des échanges un grand nombre des biens qu’il contenait originairement parce qu’ils étaient rares et qui tendent à s’en évader à mesure qu’ils abondent. Comme ce changement date d’hier, nous nous en rendons difficilement compte. Mais de jour en jour il s’impose davantage à notre réflexion. Et c’est lui qui nous apporte la seule solution rationnelle du problème.

Qu’on nous permette une anticipation qui, à notre sens, ne devance que de fort peu les réalisations futures. Imaginons que brusquement l’homme cesse de produire en vue de profit et qu’il se propose uniquement la satisfaction des besoins. Du coup les perspectives économiques sont changées. Il ne s’agit plus d’accaparer la production pour le compte de quelques-uns, ce qui conduit à la raréfier, mais de la distribuer aussi largement que possible à tous, ce qui amène à l’intensifier. L’abondance cesse d’être une catastrophe pour devenir un bienfait. Il n’y aura plus d’autre limite à la production que l’assouvissement complet de tous les désirs de tous, ce qui pratiquement entraîne un formidable développement du machinisme, une hausse immédiate du niveau de la vie générale.

Ce jour-là pourrait et devrait être proche, disons plus, si l’humanité était compréhensive elle devrait déjà l’avoir atteint. Les technocrates américains prétendent qu’on pourrait dès maintenant faire de chaque Américain moyen—et quel est l’Américain qui n’appartiendrait pas à la moyenne?—si les machines des Etats-Unis donnaient le plein de leur production, un individu disposant de 20.000 dollars par an (le dollar étant compté à vingt-cinq francs), soit 500.000 francs de notre monnaie. Mais ce n’est là à notre sens qu’une façon de s’exprimer, car le jour où il en serait ainsi il ne serait plus question de monnaie.

Devant cette profusion des produits qui comblent tous les besoins et tous les désirs humains, il ne s’agit plus ni d’acheter ni de vendre, mais de prendre. Comment parler encore d’échange là où pratiquement tout se trouve à la disposition de tous? L’échange ne se conçoit qu’entre gens dont l’un désire ce qu’il n’a pas et qu’un autre possède, celui-ci désirant, directement ou indirectement, ce que le premier détient et que lui-même n’a pas. C’est dire que tout échange et donc toute tractation en argent suppose un manque, une privation, en un mot une pauvreté. Là où il existe un trop-plein, il n’y a plus à qu’à distribuer.

Et à distribuer gratuitement. Voilà le grand mot lâché. De prime abord, il surprend et même il indigne. Comment? Vous allez me délivrer pour rien ce que je désire? Mais parfaitement, du moins dans la mesure où la chose est possible. Vous le recevrez pour rien dès l’instant qu’il y aura de quoi satisfaire également pour rien à des désirs analogues exprimés pour tous les autres. La limitation et le rationnement ne subsisteront que dans les domaines de la production où il ne sera pas encore possible d’avoir autant qu’il faut et plus qu’il ne faut pour tous.

Il importe de nous familiariser au plus vite avec ces idées neuves qui bouleversent de fond en comble nos anciennes manières de voir. Le passage du rare à l’abondant entraîne logiquement celui du payant au gratuit. Une politique de la hausse des prix, telle que la préconise et la pratique Roosevelt, est proprement insensée et contraire à ce qu’il y a par ailleurs de neuf et de hardi dans ses conceptions. Le vrai, c’est qu’on doit finalement aboutir à la suppression des prix.

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MessageSujet: Re: Texte - Base documentaire, socialisme mondial   Jeu 29 Jan 2009 - 19:11

Socialist Standard (1977) : Le mythe de la pénurie
Extrait (traduction) :

Plusieurs personnes croient encore que la famine est, à notre époque, engendrée par une surpopulation et que s’il y avait moins de monde sur la terre, alors et seulement alors, ils seraient adéquatement nourris. Il n’en est pas ainsi. En premier lieu, les ressources et la technologie existantes actuellement sont suffisantes pour nourrir plusieurs fois la population de la terre. Deuxièmement, même si la population de la terre devait décroître substantiellement, il existerait encore un problème de faim, celui-ci, tout comme le problème du logement, étant essentiellement un problème économique, un problème de la pauvreté.

Les experts américains en alimentation et en agriculture, écrivant dans l’édition de septembre 1976 de la revue Scientific American insistent encore et encore qu’il n’y a aucune raison technique qui puisse empêcher d’augmenter énormément la production alimentaire. Les facteurs qui empêchent ou retardent cette augmentation sont sociaux, politiques et économiques.

Citation :
« II y a deux composantes dans la solution au problème alimentaire : une production alimentaire accrue principalement dans les pays en voie de développement, et des augmentations générales des revenus par famille, particulièrement parmi les pauvres (….) Les gens peuvent acheter des aliments s’ils ont de l’argent — que ce soit dans les pays en voie de développement, ou aux États-Unis ou partout où les gens ont faim. » (Sterling Wortman, page 35).

Écrivant sur l’agriculture américaine, qui, par d’importantes absorptions de capitaux, a énormément augmenté le potentiel de sa force de travail, Earl O. Heady déclare :

Citation :
« Si les organisations internationales ou une organisation mondiale unique pouvaient établir des institutions qui pourraient mettre à la disposition des affamés du monde l’augmentation de la production de l’agriculture américaine, et si cet effort pourrait être rendu économique pour les fermiers américains, les États-Unis pourraient augmenter substantiellement leur production agricole et ses exportations (…) Les États-Unis ont une réserve considérable de terre qui pourrait être ensemencée s’il était rentable de le faire. Les dernières statistiques disponibles nous démontrent qu’en 1969 la nation avait 422 millions d’acres de terre arable, dont seulement 333 millions d’acres sont ensemencés ; le restant étant donné en pâturage ou laissé en friche (…) Si seulement la partie inutilisée était maintenant ensemencée, si l’eau était utilisée efficacement et si toutes les nouvelles technologies éprouvées étaient adoptées, d’ici 1985 la nation pourrait faire face a la totalité de la demande domestique et de plus augmenter ses exportations de grain de 183% sur la moyenne record de 1972 à 1974. Spécifiquement, les exportations de maïs pourraient être augmentées de 228%, les exportations de blé 57% et les exportations de soya de 363% » (pages 126-127).

La raison pour laquelle la production agricole n’est pas augmentée substantiellement en est une fondamentalement économique. Ceux qui ont faim n’ont pas d’argent pour acheter la nourriture aux prix existants, ils ne constituent donc pas un marché. Sous le capitalisme, la nourriture est une marchandise et les marchandises sont produites uniquement lorsqu’il y a une demande économique effective. Les gens ayant faim ne sont pas la même chose qu’« une demande économique de nourriture ».

Finalement, W. David Hopper conclut son évaluation en soutenant que :

Citation :
« Le problème de l’alimentation du monde ne provient d’aucune limitation physique sur le potentiel de production, ni d’un danger de mettre en jeu l’équilibre de l’« environnement ». Les limites de l’abondance peuvent être trouvées dans les structures politiques et sociales des nations et dans les relations économiques entre elles. La globalité des ressources inexploitées est là, entre le Cancer et le Capricorne. Le succès agricole de ces ressources dépend du vouloir et des actions de l’homme. » (page 205)

Durant les trente dernières années, deux développements majeurs se sont produits dans l’agriculture arable. L’application des fertilisants et le développement des pesticides ont fait survolter les rendements, particulièrement en conjonction avec l’irrigation améliorée. La « révolution verte », basée sur l’irrigation, les fertilisants et l’utilisation de nouvelles variétés améliorées de riz et de blé qui sont développées par des instituts de recherche. Il en résulta de phénoménales augmentations de rendements.

Cependant, le contrôle des eaux demande d’énormes investissements de capitaux maintenus durant de longues périodes. De plus, les fertilisants et les pesticides sont des luxes très dispendieux pour les fermiers du tiers-monde. Le petit fermier — en Inde, 25% des fermiers, a moins de 5 acres de terre, et même les propriétaires fonciers typiques ne possèdent que 10 acres, travaillés par trois ou quatre locataires et leurs familles — trouve qu’il ne peut se permettre les variétés de nouvelles graines et continue d’utiliser les vieilles variétés. Ainsi, dans les pays du tiers-monde, la pauvreté de la population rurale retarde le développement des techniques agricoles modernes, et en même temps, leur incapacité à utiliser les nouvelles techniques perpétue leur pauvreté.

Roger Revelle estime que le développement des technologies modernes en Inde nécessiterait des capitaux d’environ $1000 par hectare. En partant de là, il projette un estimé concernant l’Asie, l’Amérique latine et l’Afrique de plus de 30 milliards de dollars par année sur une période dépassant 25 ans. Nourrir les millions qui ont faim demanderait un investissement de capitaux énorme, totalisant plus de 700 milliards de dollars. Beaucoup trop, disent les gouvernements du monde.

Mais le capitalisme a négligé l’énorme potentiel des pays du tiers-monde. La terre, l’eau et le soleil y sont en abondance. Mais l’Inde et les autres pays du tiers-monde se concentrent sur le développement de l’industrie lourde. Ils construisent des villes aux dépens de la campagne ; le capital est dirigé dans l’acier, les mines, la construction mécanique et dans les industries de consommation. Et lorsque l’agriculture domestique, manquant d’investissements de capitaux, ne réussit pas à livrer la marchandise, les États-Unis sont beaucoup trop empressés de donner une aide alimentaire.

Cette « aide » est probablement plus utile à long terme aux pays donneurs qu’aux bénéficiaires. Les premiers étant ravis de trouver une « demande économique » pour du grain qui aurait pu autrement être disposé de manière moins rentable (en silos, au fond de la mer ou simplement enfoui dans le sol). Mais l’approvisionnement de ces vastes quantités de grains aide à abaisser le prix des aliments produits localement. Les fermiers du tiers-monde sont incapables d’espérer un prix élevé dans les années de famine pour compenser pour les bas prix des autres années. Ainsi la dépendance sur l’aide alimentaire agit pour retarder le développement en Inde et dans les autres pays du tiers-monde d’une agriculture indigène basée sur des investissements de capitaux élevés et continus dans le contrôle des eaux, les fertilisants et les variétés de graines améliorées. La politique de dépendance sur les greniers de l’Amérique du Nord est dans l’intérêt du secteur industriel des pays en développement : maintenir les aliments bon marché est une façon de prévenir les augmentations salariales.

Ainsi, le problème alimentaire des pays du tiers-monde dérive du conflit d’intérêts entre les capitalistes industriels et des propriétaires ruraux. La conséquence est résumée par Hopper :

Citation :
« Maintenir bas le prix des aliments pour apaiser le consommateur urbain conduit souvent à des politiques qui détruisent le stimulant économique pour la modernisation des fermes (…) La générosité alimentaire des pays industriels, que se soit dans leur propre intérêt (disposant de surplus alimentaires) ou sous le couvert d’une soi-disant justice distributive, a probablement fait plus pour saper la vitalité de la croissance agricole dans le monde en développement que tout autre facteur. L’aide alimentaire n’a pas seulement émoussé la volonté politique de développer l’agriculture mais aussi, en augmentant la production domestique avec des graines provenant de l’étranger, à maintenir les prix locaux a des niveaux qui détruisent le stimulant des fermiers indigènes. » (page 203).

Nous pouvons résumer les conclusions tirées de l’étude des faits et figures présentés dans Scientific American comme supportant la cause socialiste qui soutient que c’est le système économique capitaliste qui empêche les fermiers de produire assez d’aliments pour chaque homme, femme et enfant de cette planète. La terre est là, en grande partie inutilisée, capable de nourrir plus d’une douzaine de fois la population mondiale actuelle. Telle est l’estimation donnée par Robert S. Loomis (page 105).

Le capitalisme a développé toutes les techniques productives nécessaires à la production de l’abondance. Mais le système économique capitaliste peut seulement produire en réponse aux demandes économiques et la perspective d’un bénéfice est un sine qua non, dans l’agriculture tout comme dans les autres sphères de production capitaliste. Les fermiers doivent avoir des « stimulants » - et les photos d’enfants mourant de faim d’Oxfam ne sont pas considérées comme un stimulant.

Le bol de mendiant n’est pas seulement un symbole d’aumônes : c’est un symbole de la misère et du besoin sous plusieurs formes subies par le pauvre. C’est le cachet du système économique le plus productif à avoir été développé par l’homme. Le contraste inflexible entre les millions qui ont faim et l’énorme potentiel de production alimentaire accentue la nécessité de mettre fin à la production des marchandises. Nous avons développé la production sociale ; avec une coopération globale nous pouvons nous servir des techniques pour augmenter la production alimentaire. Le socialisme peut rendre cela possible ; seul le socialisme peut libérer notre potentiel productif et faire du bol du mendiant une curiosité de musée.
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MessageSujet: Re: Texte - Base documentaire, socialisme mondial   Jeu 29 Jan 2009 - 20:06

Tes contributions seraient toutes très utiles et auraient aussi leur place sur le wiki Aroya Wink
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Aroya

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MessageSujet: Re: Texte - Base documentaire, socialisme mondial   Jeu 29 Jan 2009 - 20:59

Aucun soucis ! Il serait bête de laisser ces documents aux oubliettes.
Utilisons les comme référence et base de discussion.
Merci à toi.


Dernière édition par Aroya le Jeu 29 Jan 2009 - 21:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Texte - Base documentaire, socialisme mondial   Jeu 29 Jan 2009 - 21:06

Quelques précisions. Le Mouvement Socialiste Mondial, proche dans ses principes du Mouvement Zeitgeist (mais constituant une cause politique), affirme:

1. Que la société telle qu’elle est actuellement constituée est fondée sur la possession des moyens d’existence (terre, usines, chemins de fer, etc.) par la classe capitaliste ou dominante qui tient ainsi asservie la classe travailleuse, dont le travail seul produit toutes les richesses.

2. Qu’il en résulte dans la société un conflit d’intérêts qui se manifeste par une lutte de classes entre ceux qui possèdent mais ne produisent pas et ceux qui produisent mais ne possèdent pas.

3. Que cet antagonisme ne peut être aboli que par l’émancipation de la classe travailleuse de la domination de la classe dominante, et ce, par la conversion en propriété commune de la société des moyens de production et de distribution et leur contrôle démocratique par la population tout entière.

4. Que puisque, dans l’ordre de l’évolution sociale, la classe travailleuse est la dernière classe à gagner sa liberté, l’émancipation de la classe travailleuse impliquera l’émancipation de l’humanité tout entière, sans distinction de race ou de sexe.

5. Que cette émancipation doit être l’oeuvre de la classe travailleuse elle-même.

6. Que, puisque la machine gouvernementale, y compris les forces armées de la nation, n’existe que pour conserver le monopole de la classe capitaliste sur les richesses enlevées aux travailleurs, la classe travailleuse doit s’organiser consciemment et politiquement en vue de la conquête des pouvoirs gouvernementaux, tant nationaux que locaux, afin que cette machine, forces armées comprises, puisse être convertie d’un instrument d’oppression en l’agent d’émancipation et d’abolition des privilèges, aristocratiques et ploutocratiques.

7. Que puisque tous les partis politiques ne sont que l’expression d’intérêts de classe, et étant donné que l’intérêt de la classe travailleuse est diamétralement opposé aux intérêts de toutes les sections de la classe dominante, le parti qui a pour but l’émancipation de la classe travailleuse doit s’opposer à tout autre parti.

8. Un Parti Socialiste authentique doit donc entrer dans le champ de l’action politique, déterminé à mener la lutte contre tous les autres partis politiques, qu’ils prétendent agir au nom des travailleurs ou qu’ils soient ouvertement capitalistes, et lance un appel aux membres de la classe travailleuse de ce pays pour qu’ils se groupent sous sa bannière dans le but de mettre rapidement un terme au système qui les prive des fruits de leur travail et afin que la pauvreté cède la place au bien-être, le privilège à l’égalité et l’asservissement à la liberté.
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MessageSujet: Re: Texte - Base documentaire, socialisme mondial   Jeu 29 Jan 2009 - 21:10

Exactement. N'hésite pas à me demander quoi que ce soit concernant le wiki.

J'avais d'ailleurs ajouté dans la page Projet Venus ton analyse de l'éducation : http://thezeitgeistmovement.com/wiki/index.php/The_Venus_Project/fr

Bref n'hésite pas Wink
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