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 Un entretien de Krishnamurti...

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Breach

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MessageSujet: Un entretien de Krishnamurti...   Lun 23 Fév 2009 - 12:48

"…
L'une des causes de la souffrance est l'attachement.
Lorsque nous rendons compte que nos attachements sont douloureux, nous essayons de cultiver le détachement, qui, lui aussi, est une horreur.

Quelles sont les raisons qui font que l'esprit s'attache ?
L'attachement est pour l'esprit une manière de s'occuper.
Si je suis attaché à vous, je pense à vous, je m'inquiète pour vous, je m'intéresse à vous égoïstement, car je ne veux pas vous perdre, je ne veux pas que vous soyez libre, je ne veux pas que vous fassiez des choses risquant de perturber mon attachement qui m'apporte une certaine sécurité. Il y donc dans l'attachement de la peur, de la jalousie, de l'angoisse, de la souffrance.

Regardez bien la situation.
Ne dites pas "Que dois-je faire?" Vous ne pouvez rien faire.
Si vous essayez d'agir sur cet attachement, cela revient à créer une nouvelle sorte d'attachement. Nous sommes bien d'accord ?
CONTENTEZ-VOUS D'OBSERVER

Quand vous êtes attaché à une personne, vous voulez avoir le contrôle sur elle, vous lui refusez toute liberté. Si je suis attaché à l'idéal communiste, je suis pour les autres un facteur de destruction.
Si l'esprit s'aperçoit que cette solitude, cet attachement est une cause de souffrance, peut-il alors s'en libérer ?
Ce qui ne voudrait pas dire que l'esprit devient indifférent.
Car nous nous intéressons à l'existence dans sa globalité et non uniquement à MON existence.
C'est au général, au TOUT, que je dois m'adresser, que je dois répondre ; et non à mon petit désir particulier d'être attaché à vous et de vouloir me délivrer de cette petite angoisse liée à ma douleur et à ma jalousie.
Ce qui nous préoccupe, c'est de découvrir cette qualité d'amour qui ne peut voir le jour que lorsque l'esprit s'adresse au général et non au particulier.
Quand l'esprit s'adresse à ce TOUT, l'amour est le particulier qui prend alors la place qui lui revient au sein de ce TOUT.

Il y a aussi la souffrance liée à la perte, au fait de perdre quelqu'un que j' "aime" - vous voyez ce que je veux dire quand je mets le mot "aimer" entre guillemets.
Pourquoi souffrons-nous ?
Je perds mon fils, ma mère, ma femme ; bref je perds quelqu'un : pourquoi est-ce que je souffre ?
Est-ce parce que soudain, à travers la perte ou la mort de l'autre, une blessure très profonde m'atteint tout à coup ?
Est-ce parce que je me suis identifié à cette personne ?
C'est MON fils, j'ai besoin de lui, je me suis moi-même projeté dans ce fils.
Je me suis identifié à cette personne, et quand elle n'est plus là, je me sens profondément blessé parce que je n'ai plus personne à travers qui me prolonger.
La blessure est donc profonde et suscite un sentiment d'apitoiement sur soi.
EXAMINEZ BIEN TOUT CELA, JE VOUS EN PRIE

Ce n'est pas tant l'autre qui m'intéresse que moi-même à travers lui, voilà pourquoi son absence me fait si mal. Cette blessure, qui est très profonde, nous conduit à nous apitoyer sur notre sort, et à chercher une autre personne à travers qui survivre.

Il n'y a pas que la souffrance individuelle, il y a aussi l'immense souffrance de l'humanité, la souffrance infligée par la guerre à des innocents, à ceux qui se font tuer, aux tueurs et aux victimes des tueurs, aux mères, aux épouses, aux enfants. Cette souffrance, à la fois physique et psychologique, est omniprésente. Tant en Extrême-Orient, qu'au Moyen-Orient qu'en Occident.

Si l'esprit n'arrive pas à appréhender l'ensemble de ce problème, alors j'aurai beau jouer avec le mot "amour", m'impliquer dans l'action sociale, parler de l'amour de Dieu et de l'amour de l'humanité, parler toujours et encore de l'amour omniprésent, mon cœur restera à jamais fermé à cette connaissance de l'amour.
Mon esprit, votre esprit, votre conscience sont-ils capable de constater ce fait, de le regarder en face, et de comprendre les ravages qu'il cause, non seulement à l'autre, mais à soi-même ?

Voyez comment, quand vous vous attachez, vous privez l'autre de sa liberté.
Voyez comment, quand vous vous attachez, vous vous privez de votre liberté.

C'est ainsi que commence la bataille entre vous et moi.
L'ESPRIT PEUT-IL OBSERVER TOUT CELA ?

Ce n'est qu'avec la fin de la souffrance que naît la sagesse.
La sagesse n'est pas chose qui s'acquiert dans des livres, ni ne se transmet de l'un à l'autre.
Elle accompagne la compréhension de la souffrance et de tout ce qui est lié à la souffrance.
Non seulement la souffrance de l'individu, mais aussi celle de toute l'humanité.
De cette humanité dont l'homme est responsable.
Il faut que la souffrance soit transcendée pour que naisse enfin la sagesse.

Pour comprendre ou pour rencontrer cette chose que nous appelons l'amour, je pense qu'il nous faut également comprendre ce qu'est la beauté.
Puis-je me permettre d'approfondir cette question de la beauté?
Vous le savez, c'est l'une des choses les plus malaisées à mettre en mots.
Nous allons cependant tenter de le faire.

Savez-vous ce que veut dire être sensible ?
Sensible, non pas à vos désirs, à vos ambitions, à vos blessures, à vos échecs et à vos succès.
Être sensible à cela est relativement facile.
Nous sommes généralement sensibles à nos petites exigences, à nos pauvres petites quêtes de plaisir, à nos peurs, à nos angoisses et à nos joies.
Mais, ce dont il est question ici, ce n'est pas le fait d'être sensible à quelque chose, mais doué de sensibilité tout court, à la fois physiquement et psychologiquement.
Être sensible physiquement, c'est avoir un corps à la fois très sain et très perceptif. C'est être en bonne santé, équilibré ; c'est bannir les excès alimentaires et le laisser-aller.
Bref, c'est avoir un corps sensitif. Vous pouvez essayer d'avoir un tel corps sensitif si vous êtes intéressé.
Nous ne séparons pas la psyché du corps, tout est intimement lié en nous
Nous ne pouvons pas être sensitif psychologiquement si nous avons la moindre blessure en nous.
Or psychologiquement, nous sommes tous, nous autres les humains, victimes de graves traumatismes.
Nous avons de profondes blessures conscientes ou inconscientes, infligées tantôt par autrui, tantôt par nous-même.
A l'école, à la maison, dans le bus, au bureau, à l'usine, on ne cesse de nous infliger des blessures.
Ces blessures conscientes ou inconscientes émoussent ou détruisent notre sensibilité.
OBSERVEZ, SI VOUS LE POUVEZ, VOS PROPRES TRAUMATISMES.

Il suffit d'un geste, d'un mot, d'un regard pour faire mal.
Cela vous fait mal quand vous êtes comparé à un autre, quand vous essayez d'imiter un autre, quand vous vous conformez à un modèle ; que ce modèle vous soit imposé par un tiers ou par vous-même.
Les êtres que nous sommes portent des blessures profondes.
Ces blessures induisent des activités névrotiques : toutes les croyances sont névrotiques, tous les idéaux sont névrotiques..
Est-il possible de comprendre ces blessures et de s'en délivrer, pour ne plus jamais, en aucune circonstance, en subir de nouvelles ?
SOYEZ ICI TRÈS ATTENTIFS. NE REGARDEZ PAS AILLEURS : REGARDEZ-VOUS.

Ces blessures, vous les avez en vous.
Peuvent-elles être effacées sans laisser la moindre trace ?
S'il demeure en vous une blessure, vous n'êtes pas sensitif et vous ne saurez jamais ce qu'est la beauté. Vous pourrez fréquenter tous les musées du monde, comparer Michel-Ange à Picasso, devenir un expert tant en explications que dans l'étude de ces personnages et de leur peinture, jusqu'à la structure de leurs toiles et ainsi de suite …
Tant que l'esprit sera blessé et donc insensible, jamais il ne saura ce qu'est la beauté.
De cette Beauté-là, qui est là, dans ce qui est né dans la main de l'homme, dans la ligne d'un édifice, dans les montagnes, dans l'arbre magnifique.
S'il y a la moindre trace de blessure intime, jamais vous ne saurez ce qu'est la beauté.
Or, SANS LA BEAUTÉ, IL N'EST POINT D'AMOUR.

Votre esprit peut-il donc, tout en sachant, que vous êtes blessé, tout en étant conscient de ces blessures, ne pas y réagir ni sur le plan conscient, ni sur le plan inconscient ?
Il est relativement facile de percevoir les blessures conscientes.
Pouvons-nous aussi connaître les blessures inconscientes, ou faut-il en passer par le processus stupide de l'analyse ?
Je vais passer rapidement en revue l'analyse, pour en finir avec elle.
L'analyse suppose la présence de celui qui analyse et de l'objet analysé.
Qui est l'analyseur, celui qui analyse ? Est-il différent de ce qu'il analyse ?
Si tel est le cas, pourquoi est-il différent ?
Qui a créé l'analyseur en sorte qu'il soit différent de l'objet analysé ?
S'il est différent, comment peut-il savoir ce qu'est cet objet ?
L'analyseur et l'objet analysé sont une seule et même chose.
C'est si tellement évident !
Pour analyser, il faudrait que l'analyse soit complète.
Ce qui veut dire que s'il y a le moindre petit mal-entendu, la prochaine que vous analyserez quelque chose, vous ne pourrez pas procéder à un analyse complète, à cause de ces malentendus antérieurs.
L'analyse s'inscrit dans le temps.
Vous pouvez passer le temps de votre vie à tout analyser en permanence, la mort vous surprendra encore occupé à cette analyse sans fin.

Comment l'esprit peut-il mettre à jour les blessures inconscientes, profondes, engrammées dans la race, dans l'espèce ?
Lorsqu'un conquérant soumet sa victime, celle-ci subit une blessure. Cette blessure s'inscrit dans la race, dans l'espèce. Aux yeux de l'impérialiste, tous ceux qu'il a assujettis sont des êtres inférieurs. Il laisse en eux une blessure inconsciente profonde. Elle est là.

Comment l'esprit peut-il mettre au jour toutes ces blessures occultes, enfouies dans les replis les plus profonds de notre conscience ?
Je constate le caractère fallacieux de l'analyse, elle est donc exclue.
SOYEZ ATTENTIF ICI
L'analyse fait pourtant partie de nos traditions.
Faites-vous, en ce moment même, cette démarche d'analyse ?
Qu'arrive-t-il donc à l'esprit qui, ayant perçu la fausseté d'une chose, en l'occurrence la fausseté de l'analyse, la refuse, la rejette ?
N'est-il pas libéré de ce fardeau ?
De ce fait, si l'esprit se libère, il est plus léger, plus lucide.
Il peut observer de manière plus aiguë.
Donc, en écartant une tradition que l'homme a jusqu'ici acceptée, à savoir l'analyse et l'introspection, l'esprit s'est libéré.
Et en bannissant la tradition, vous avez ôté son droit de citer au contenu de l'inconscient
L'inconscient, ce sont les traditions : traditions religieuses, traditions liées au mariage, traditions à la douzaine.
Et l'une de ces traditions consiste à accepter la blessure, et, ayant accepté la blessure, de l'analyser afin de s'en débarrasser.
Lorsque vous disqualifiez tout cela, parce que c'est erroné, vous disqualifiez en même temps le contenu de l'inconscient.
Vous êtes libérés des blessures inconscientes.
Vous n'êtes plus obligé d'analyser l'inconscient, ni vos rêves.

En observant la blessure sans avoir recours aux instruments traditionnels pour effacer cette blessure, c'est-à-dire à l'analyse, c'est-à-dire à l'évocation en commun des événements - vous êtes bien au courant de ces thérapies de groupe, de ces thérapies individuelles et collectives -, l'esprit est lavé par cette prise de conscience, cette conscience de la tradition.
Lorsque vous écartez cette tradition, vous rejetez aussi la blessure qui accepte la tradition.
L'esprit devient alors excessivement sensible.
L'esprit devient sensible dans toute ses dimensions : l'esprit est tout à la fois le corps, le cœur, le cerveau, les nerfs.
L'être dans sa globalité devient sensitif.

Nous voulons savoir maintenant ce qu'est la beauté.
Nous avons dit qu'elle n'est ni dans les musées, ni dans les tableaux, ni dans les visages.
Elle n'est pas non plus une réponse en écho à notre arrière-plan de traditions.
Lorsque l'esprit rejette tout cela parce qu'il est sensible, et parce que la souffrance a été comprise, la passion vous vient. Disons plutôt qu'il y a "passion".
La passion est autre que le désir, évidemment. Le désir est, sous diverses formes, à la fois le prolongement du plaisir et la soif de plaisir.
Lorsqu'il n'existe aucune blessure, que la souffrance a été comprise et transcendée, il y a alors cette qualité de passion qui est tout à fait indispensable pour saisir cet extraordinaire sentiment de la beauté.
Cette beauté ne peut absolument pas exister quand le "moi" cherche sans cesse à s'affirmer. Vous pouvez être un peintre merveilleux, reconnu de par le monde comme étant le plus grand, si tout ce qui vous préoccupe c'est votre affreux petit ego, vous n'êtes plus un artiste. Vous ne faites rien d'autre que mettre l'art au service de la pérennisation de votre propre ego.

L'esprit qui est libre a dépassé ce sentiment de souffrance ; il est donc libéré de toute blessure, et dons plus jamais susceptible d'être blessé, quelles que soient les circonstances.
Qu'il soit flatté, qu'il soit insulté, rien ne peut plus toucher l'esprit. Cela ne signifie pas que l'esprit se soit forgé un résistance. Au contraire, il reste remarquablement vulnérable.

C'est alors que vous commencez à découvrir ce qu'est l'amour. Il va de soi que l'amour n'est pas le plaisir. Nous sommes en état de l'affirmer maintenant, ce qui n'était pas le cas auparavant, mais à présent, étant passé par tout cela, vous l'écartez.
Cela ne vous empêche pas de jouir du spectacle des montagnes, des arbres et des rivières, des visages avenants, et de la beauté de la terre. Dès que la beauté de la terre devient une quête de plaisir, elle cesse d'être la beauté.
L'amour n'est donc pas le plaisir. L'amour ne consiste ni à courir après la peur, ni à la fuir.
L'amour n'est pas l'attachement.
L'amour ne connaît pas la souffrance. Évidemment.
Cet amour-là est un amour qui englobe toute chose, qui est compassion.
Cet amour-là possède un ordre qui lui est propre, un ordre relatif aux choses intérieures et extérieures. Mais cet ordre, nulle législation ne saurait l'instaurer.
Lorsque vous comprenez cet ordre, que vous le vivez quotidiennement - sinon il serait sans valeur, il ne serait qu'une succession de mots sans suite, il ne serait que cendres -, alors la vie prend un tout autre sens.
…"


Tiré d'un entretien de Krishnamurti à Saanen (Suisse), le 23 juillet 1974 "De l'amour et de la solitude "
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MessageSujet: Re: Un entretien de Krishnamurti...   Lun 23 Fév 2009 - 13:59

Que dire?
Waouh....
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Breach

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MessageSujet: Re: Un entretien de Krishnamurti...   Lun 23 Fév 2009 - 14:05

Sacré homme .... C'est super ce qu'il dit, même si difficile à réellement mettre en place dans son esprit, c'est l'idéal de la spiritualité je trouve.
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MessageSujet: Re: Un entretien de Krishnamurti...   Lun 23 Fév 2009 - 15:25

Tu oublies qu'il dit dans ce même discours que les idéaux sont névrotiques...
Very Happy
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MessageSujet: Re: Un entretien de Krishnamurti...   Lun 23 Fév 2009 - 15:29

Ne pas avoir d'idéal est quelque part un idéal aussi... Je pense qu'il classifie de névrotiques les idéaux qu'on défends farouchement ou qui régisse toute notre vie, or ce n'est pas ce que je veux dire ^^

Mais bon pourquoi pas, de toute façon je suis très loin d'avoir la spiritualité nécessaire pour appliqué tout ce qu'il dit Very Happy
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MessageSujet: Re: Un entretien de Krishnamurti...   Lun 23 Fév 2009 - 15:39

Je te charie. ^^
En tout cas, merci pour cette magnifique leçon de vie.
Cet homme aura marqué notre siècle pour ceux qui n'avaient pas les yeux rivés sur la croissance de la société...
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MessageSujet: Re: Un entretien de Krishnamurti...   

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Un entretien de Krishnamurti...
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